Comme l'année dernière, Rodolphe et moi-même décidons de renouveler notre petit stage d'été, que les stagiaires avaient tant apprécié malgré la fatigue.
Le rendez vous est donné pour les rouennais à 6h15. Arrivés sur notre aire de jeu (une île, dans l'Eure, appartenant au père de Rodolphe), nous saluons nos anciens camarades ainsi que de nouvelles recrues. En effet, initialement, cette idée de stage d'été était destinée pour les élèves de Rodolphe (qui est prof de BF et mon élève en kali), ainsi que pour les gars du kali. Cette année, nous accueillons des personnes du Tanto-Chambara, de la Boxe Américaine, de la Boxe Thaï., ainsi qu'une jeune élève de Rodolphe pour filmer l'ensemble du stage. Les salutations sont terminées et il est tant de se rapprocher en footing de notre espace dédié à notre activité du matin ; 2 heures de Kali Eskrima, suivi de 2 heures de boxe pieds/poings.
Il fait déjà très chaud et les quelques litres d'eau sont déjà avalés. De retour vers le campement, il faut maintenant acheminer une botte de paille sur l'île (sans tomber à l'eau, en empruntant une poutrelle), afin d'y constituer notre literie pour la nuit. Rodolphe entame ensuite une revue des sacs, afin de récupérer toutes les barres chocolatées ou autres céréales que nos stagiaires auraient pris. Notre récolte est très maigre…Ils s'attendaient peut être à ce que nous les fouillions les bougres… C'est l'heure du repas ! A la file indienne, une louche de riz froid leur est donnée. Les anciens se « régalent », tandis que les nouveaux sont un peu surpris de notre sens de l'hospitalité… Après un petit break, Reynald (le frère de Rodolphe) reprend la suite des activités en commençant par un atelier sol ; clés de jambes, genoux, étranglements permettent aux débutants comme aux initiés de se régaler. Il enchaîne ensuite, par un atelier « self ». Ancien barman et serveur en région parisienne, il a du (malheureusement, car c'est un mec super cool) se sortir de certaines situations « conflictuelles »… Cet ancien judoka a donc revu pas mal de ses techniques… Comme il le dit souvent, " la méthode FISFO de Charles Joussot m'a beaucoup aidé et sortie de situations très tendues, face à des malabars"… tout le monde se régale et y ajoute ses sensations et techniques perso…
Il est temps de boire un petit coup, avant d'annoncer la prochaine activité, le « challenge ».
Ce challenge consiste à effectuer par binôme, le meilleur chrono. Il s'agit de descendre un morceau de rivière, puis de la remonter contre courant (et il était assez puissant cette année), avec de l'eau au dessus de la ceinture (parfois d'avantage pour les plus petits), de passer sous une bouée, de remonter sur l'île et d'y effectuer une activité. Il faudra effectuer cela 4 fois de suite. Les 4 activités sur l'île étaient 1 minute chacun à frapper un pneu au bâton, 1 minute en boxe anglaise, 1 minute en boxe pieds/poings, ainsi que 15 tractions. Le programme est annoncé et les premiers sont déjà dans l'eau, sous les encouragements de leurs camarades de club et sous les huées de leurs potentiels challengers. Il est bon de rappeler que la saison dernière, un binôme Kali (Arnaud et Mickaël), avait remporté l'épreuve avec quelques secondes seulement d'avances, face à des boxeurs bien taillés de la BF (Benoît et « Sergent »). Tous sont maintenant passés et tous semblent bien éprouvés. Le temps pour moi de faire les calculs et j'appelle Rodolphe, pour lui faire part des résultats. MERDE !!!.... Tous essaient de déchiffrer nos comportements pour avoir des indices sur les résultats… Comme de vrais gamins, ils sont impatients…. Vous aussi ?!...ok ! Je donne les résultats en commençant par les derniers, mais qui n'ont pas démérités et qui sont sportivement applaudis. He oui cela devait être écrit : ce sont les deux mêmes binômes qui se retrouvent en final. Cette saison, l'épreuve du « challenge » est remportée par…par….par les mecs du KALI !! yes !! BALINTAWAAKK !! (hihihi) Les mêmes gagnants (Arnaud et Mickaël) ont mis cette fois ci 1minute et 45 secondes dans la vue de leurs mêmes challengers… (L'épreuve pour les gagnant à durée +/- 22 minutes d'efforts). C'est l'heure des félicitations ou des excuses bidons pour chambrer les gagnants qui ne sont pas peu fier et à juste titre.
Afin d'améliorer notre dîner constitué d'une louche de riz froid, nous avions pensé cette année à améliorer l'ordinaire. Tous sont en arc de cercle et 3 représentants sont en son milieu. Le but pour ces 3 personnes, est d'attraper un gros poulet que je vais lancer au milieu et de le tuer avant les autres, pour faire manger son équipe (désolé pour les représentants de la fondation Brigitte Bardot !). Le robuste poulet fermier, qui aurait pu effrayer les coqs de combat aux Philippines, semblait impressionné par tous ces gens. Quelle fût notre déception à Rodolphe et moi-même… Il n'a pas eu le temps de dire ouf et nous de voir nos 3 gaillards batailler que martial l'attrape par le cou et le tue ! Merde ! Martial !...pas si vite… en fait, il s'avère que le coq a été coursé toute la veille par le chien de Rodolphe. Finalement, tout le monde en aura un petit morceau grillé avant d'aller se coucher à la belle étoile ; espérons qu'il ne pleuvra pas. Le classement de l'épreuve du « challenge » permettait aussi de définir son tour de garde ; 1 heure à surveiller les voitures et le feu (mais aussi pour casser leur nuit héhéhé…). Initialement, nous avions prévu de ne pas faire d'activité nocturne, car tous étaient persuadés du contraire et l'aurait attendu toute la nuit. Mais devant la « pleine fraîcheur » de nos stagiaires, je propose à Rodolphe d'en faire une. Je fais en sorte que mon fidèle lieutenant (Martial) effectue son tour de garde de 2h à 3h du matin, pour le réveiller avec tous les autres à 3h40. Dur dur … Il est 4h du matin et tout le monde s'en va faire une petite marche. Vers 5h, à la lueur d'une belle lune, Rodolphe demande à l'un de ses élèves, Benoît, d'effectuer une séance musculaire sur un espace dégagé, près d'un vieux lavoir, au son de la rivière qui elle ne dormait pas. Fier d'être le temps de sa séance le meneur, Benoît entame une bonne séance de pompes et d'abdos, sous les huées de ses compagnons et quelques mots d'oiseaux (VENDU !!). On enchaîne avec une petite marche pour arriver finalement au campement, alors que le jour s'est déjà levé. Quelques uns se glissent dans les duvets humides par la rosée, pour une vingtaine de minutes. C'est l'heure du petit déjeuner ! Mais faute de budget, il n'y en aura pas cette fois-ci…les nouveaux comme les anciens n'y croient pas !... Mickaël, notre vainqueur de la veille, nous réveille avec une séance de taï chi (c'est un ancien prof de kung fu et taï chi) qui contrairement à ce que l'on pensait initialement, plait beaucoup aux boxeurs. Après quelques postures de tai chi et leurs applications au combat (cette fois ci les boxeur l'ont chambré !), il poussera le bouchon un peu plus loin, en faisant effectuer des postures et gestuelles relavant d'avantage du ridicule que du Taï Chi…alors que Benoît était tout content de « réussir » à faire la grue, avec les bras au dessus de la tête en forme de cœur et en expirant avec la langue…( ????ça va Benoît???). Après un peu d'attente, les kayaks sont enfin livrés. Nous posons pour une petite photo souvenir et entamons une descente de 2 heures, avec bien évidemment quelques attaques à la « pirates » le long du parcours. Tout le monde est arrivés et nous redonnons nos pagaies et gilets, tout en humant de bonnes odeurs de barbecue…humm… Mais ce n'est pas pour tout de suite, car il faut maintenant revenir au campement, avec un petit footing d'une douzaine de kilomètres… Ils ne nous croient pas !...Rodolphe, sentant la mutinerie proche, ouvre la marche et est rapidement suivi. Ne pouvant pas courir, je pars (en voiture hehe !) chercher du pain avec la jeune demoiselle qui nous avait rejoint, après une nuit blanche en boîte de nuit (sympa tout de même). Le pain acheté (j'avoue qu'en voyant toutes ces belles pâtisseries, j'ai bien failli craquer), nous allons faire office de voiture balais pour récupérer les derniers. Nous tairons leurs noms, pour ne pas minimiser leurs efforts.
Tous arrivent enfin au campement, par vagues successives. Il est temps de nettoyer l'endroit avant de passer à un bon barbecue bien mérité par l'ensemble des stagiaires.
Ravis, le rendez vous est pris pour l'année prochaine. Ca tombe bien, car on a déjà pleins d'idées loufoques. Le retour fût également difficile, car avec le manque de sommeil et la fatigue, les coups de pompes au volant sont fréquents. Martial s'endormira au bout de 5 minutes… Un paramètre qu'il faudra prendre en compte lors de la prochaine édition, pour éviter les accidents. Allez ! A l'année prochaine ! Rodolphe & Fabien |