Le week end dernier, le Club Normand Kali Eskrima organisait pour la première fois un stage avec Mitchell TSIA de l'Arnis Koredas System.
Rencontré lors d'un stage multi style organisé par Stéphane, Richard et Titi, nous avons depuis développé une amitié. Le Balintawak en est probablement à l'origine, puisque c'est un style que nous avons en commun. En effet, le style de son maître Oliver Bersabal provient également du Balintawak, par le biais de GM Gumban qui avait connu GM Anciong Bacon, le fondateur du balintawak.
Le samedi après midi, nous avons échangé pendant près de 4h, partagé un peu ce que nous pratiquions chacun de notre côté. Venus avec Raj qui est son assistant et quelques autres élèves, nous avons pu voir et apprécier ce qu'ils faisaient en mano mano et nous, leur montrer quelques exercices de balintawak.
Après un resto chinois à volonté et une courte nuit, le stage du dimanche pu commencer.
Une vingtaine d'élèves étaient venus; principalement les nôtres, ainsi que quelques "externes" connus.
Après une brève présentation (très humble le mec), nous avons travaillé le mano mano, avec un système d'angulation pour les attaques/défenses. Les défenses se faisant toujours avec des percussions sur les membres (avant bras, biceps, coudes). Puis, parti dans ce qu'il nous montrait, Mitchell commence à se lacher et à vivre pleinement ce qu'il nous montre. Certains restent bouche bée devant tant d'aisance à se mouvoir, tout en contrôlant systématiquement l'adversaire et en le percutant un maximum de fois; le pénétrer comme il dit. Pour certains, cela commence (déjà) à être difficile... Pour beaucoup en fait... Ce qui complique d'autant plus l'assimilation de son travail, est qu'il ne s'agit pas de recopier ses attaques ou ses enchainements puisqu'ils ne sont jamais les mêmes, mais surtout parce que derrière tout cela, il y a un gros travail de placement, de sensation que l'on retrouve dans les arts martiaux internes chinois par exemple; et ça, c'est difficile à copier, il faut de la maturité pour le comprendre, pour le ressentir... L'après midi, nous avons travaillé le dumog. Rien à voir avec ce que nous avions déjà pu voir auparavant, "pas de ju jitsu à la sauce Philippine! Pas chez moi" dit il ... Non, un travail bien à part et très intéressant. Ensuite le travail du bâton arrive enfin. Et là, on sent, on voit un intervenant qui vit pleinement ce qu'il fait, même si au passage, des lèvres, genoux ou nez se font "un peu" exploser; mais c'est bon "bordel"!... trop bon de ne plus réfléchir et de mettre le bâton avec lui ou son assistant Raj qui a également un très bon niveau. Il y a du tempo, il faut être présent au risque de se faire douloureusement toucher.... Vers 18h, le stage touche à sa fin et même les débutants (2 mois de pratique) sont encore là.... Oui ok, la cafetière chauffe depuis longtemps, mais ils le savaient, je les avais prévenus. Mais cela aurait été dommage de ne pas venir. Tout le monde est ravi de cette journée passée avec une équipe très agréable, aimant partager ses connaissances. C'est un fait; que l'on aime ou non le personnage, Mitchell est d'un niveau supérieur, il fraçasse... Merci à toi et toute ton équipe pour ce merveilleux partage et au plaisir.
L'année dernière, j'avais l'immense plaisir de faire venir en Europe pour une série de stages, mon professeur et ami Nick Elizar.
Merci à tous ceux qui ont répondu présent, à tous mes élèves, ainsi qu'à mon ami Eric Laulagnet et M. MIXA, sans qui nous n'aurions pas pu obtenir de visa.
Fabien JOLIVEL du Club Normand Kali Eskrima, organise un séjour aux Philippines du 04 juin au 20 juin 2010 sur l'île de Malapascua dans les Visayans. Le coût du billet d'avion est approximativement de 700€ (actuellement le moins cher) et 450€ pour les 15 jours comprenant tous les transports jusqu'à l'île, l'hébergement, tous les repas et 60 heures de cours d'eskrima avec deux GMasters en Balintawak: GM Nick Elizar et son Fils Master Norman Elizar, ainsi que Danny Vedua qui utilise un bâton de 55cm (voir vidéos sur youtube avec l'appellation "ASKAL balintawak").. Possibilité en fonction du nombre, de prolonger une 3ème semaine avec un autre master...ou pour tourisme.
Notre ami lyonnais, Thomas Roussel, monte sur Paris pour effectuer un stage de kali-eskrima les 28 & 29 novembre prochain. Nous ne manquerons pas cette opportunité de nous entrainer avec l'un des tout meilleurs experts français. Infos auprès du club organisateur au 06.88.14.80.31 ou pencak.silat.bongkot@free.fr
Par le biais de ce blog, c'est maintenant devenu une habitude de faire partager mes rencontres martiales et humaines, lors de mes voyages dans l'archipel des Philippines, avec des personnes qui pratiquent ou non les arts martiaux philippins. Nous sommes fin août et après avoir vu tous mes collègues partir en vacances, je les vois maintenant revenir les uns après les autres; c'est de bon augure et mon départ pour les Philippines se rapproche enfin. Il ne reste qu'une semaine et l'ambassade des Philippines à Paris ne m'a toujours pas envoyé mon passeport et visa...Finalement, je le recevrai le vendredi pour un départ le dimanche (ouf!). Cette fois ci ce sera avec korean air, avec une escale à Séoul.Le pilote annonce enfin, après plus de 15h30 de vol et 4h40 d'escale, la descente sur le tarmac de l'aéroport international de CEBU MACTAN, aux Philippines.Il est 23h30 et la température extérieure est de 29 degrés; humm, j'adore...Le passage au contrôle de police avec quelques consignes supplémentaires concernant la grippe A et je récupère enfin mes bagages. Une fois sortie de l'aéroport, où les locaux doivent attendre à l'extérieur, je balais du regard pour trouver parmi tous ces beaux sourires en guise d'accueil, celui que je suis venu chercher. Ca y est, je l'ai trouvé. Mon amie est la impatiente que le policier la laisse passer, pour enfin nous enlacer.Le lendemain, nous passons saluer comme à chaque fois, mon professeur GM Nick Elizar ainsi que toute sa famille; les retrouvailles sont chaleureuses et il met les petits plats dans les grands pour me recevoir.Stéphane Fernandez de Paris est également présent. Ayant enfin planifie son voyage aux Philippines, il voulait faire un petit passage sur Cebu, pour programmer quelques entraînements avec Nick, puisqu'il avait probablement été ravi du stage de Paris en 2008, lors de la venue de GM Nick en France.Nous quittons Nick et sa famille, déposons Stéphane à son hôtel et nous dirigeons dans un bar pour rencontrer un des instructeur d'Eric Olavides du style DE CAMPO JDC-IO; style très connu pour son travail en largo mano (longue distance) et dont le fondateur est le regretté GM JOSE D. CABALLERO.C'est un groupe assez difficile à intégrer, car tous semblent avoir une bonne situation sociale et n'attendent pas après les arts martiaux philippins pour vivre.Cela fait plus de trois ans que j'essaie de les contacter. Autour d'un verre, nous faisons connaissance et échangeons. Erwin, mon contact, est assez pris par son travail et ne peut donc pas me donner de cours. Il doit cependant me rappeler pour me donner le téléphone d'un élevé avancé en DE CAMPO.Le jour suivant, nous ne perdons pas de temps sur Cebu et nous dirigeons vers l'île de Malapascua où nous avons une maison. Malheureusement le temps est très mauvais et il va falloir patienter quelques jours pour pouvoir prendre le bateau; luxe que nous ne pouvons pas nous permettre, puisque mon mois de vacances passe trop rapidement a mon goût.Pendant la nuit, sous une chaleur étouffante, j'essaie de baisser le ventilateur pour pouvoir dormir plus tranquillement. Mal m'en a pris, puisque mon index est passé au travers de la grille de protection et les palmes du ventilateur ont déchiquetées mon doigt. Le sang gicle un peu partout et je n'ai qu'une seule envie; fouttre un grand coup de pompe au ventilateur pour me "soulager" (bon ça commence bien décidemment). Au petit matin, direction l'hôpital de campagne pour nettoyer tout cela, deux points de suture et deux injections anti-tétanos. Ensuite, nous décidons de partir directement au centre des visayas, pour rencontrer le fils du GM JOSE CABALLERO. La seule information que nous avons est la ville où il réside... Apres quelques recherches, nous rencontrons enfin son épouse et ses fils. Manuel Caballero est actuellement au travail et nous le rencontrerons le lendemain matin. En attendant, nous négocions ardûment le prix de la location de la chambre à 200 mètres de Manuel Caballero, avec terrasse et vue sur la mer. Dans ces moments de négociations, c'est mon amie Celeste qui s'en charge. Nous l'aurons pour 400 pesos la nuitee (1 euros = 70 pesos).Au petit jour, nous rencontrons enfin le fils du grand master, qui est lui même connu pour être un excellent combattant.L'homme est simple, vivant dans une minuscule maison traditionnelle. Apres avoir fait connaissance et expliqué notre démarche pour apprendre son style, Celeste négocie le prix des cours; je la remercie encore et ne pourrai pas vous le communiquer, car je ne pense pas qu'un étranger seul, puisse obtenir ce tarif. Ensuite, on ne perd pas de temps à discuter pour rien; il va chercher ses sticks et c'est parti pour 6 heures de cours hebdomadaire pendant 5 jours.Les pauses repas permettent de le questionner sur son histoire et celle de son père. Ayant un anglais limité, il donne d'avantage d'informations lorsque Celeste lui parle en cebuano (langue des Visayas). Il se sent a l'aise et se laisse aller dans ses explications et dans les détails des techniques, ainsi que quelques anecdotes ; par exemple, lorsqu'il était jeune marié et sans travail, il acceptait des combats clandestins au rotin, sans protection bien évidemment, où les philippins pouvaient parier de l'argent (l'un des passe temps favoris des philippins). Très vite, les challengers aux alentours ne se précipitaient plus beaucoup pour accepter les défis. Contrairement au balintawak ou l'on "joue" avec notre partenaire, le DE CAMPO 123 ORIHINAL se pratique seul, avec des drills en continu, utilisant essentiellement le simple bâton, avec un maximum de force sur tous les coups portés. Résultat, au deuxième jour d'entraînement, j'ai les mains en sang, avec 19 cloques sur la main droite; à croire que je ne m'entraînais pas en France!!!.... En fait, cela m'arrive assez souvent lorsque je m'entraîne là-bas, avec je présume l'humidité et le fait de vouloir bien faire et avec panache. Un jour suivant, Manuel ira ensuite chercher le programme que son père avait élaboré, m'autorisant d'en faire une copie. Tous les matins, pendant que Celeste allait au marché avec l'épouse de Manuel, ce dernier me faisait revoir tout le programme en long et en large, malgré les cloques qui remplies de sang, éclataient les une après les autres et dont la peau ne tiennait plus beaucoup.Un après midi, lors d'une petite pause, un homme pilotant un vieux scooter rouge s'approche de nous. Il s'agit de "Buck", le cousin de Manuel, qui a lui même étudié un autre style: le SIETE GENERALES (c'est un style proche et très influencé par le style LAPUNTI DE ABANICO). L'homme est assez réservé, puis se lâche facilement. Il est super sympa, souriant et aimant plaisanter. Le soir, après l'entraînement, sans rien attendre de moi (ce qui n'est pas toujours le cas aux Philippines, il faut tout de même le signaler), il est heureux de me présenter sa famille, de me m'inviter chez lui, de me montrer ses poulets qu'il élève pour se faire un petit peu plus d'argent. La soirée se passera au karaoké, sans alcool (rare aussi pour un philippin), avec des fous rires et des images gravées à jamais. Jusqu'a présent, je suis très chanceux dans mes rencontres et Manuel et Buck y seront également pour quelque chose.Un soir après l'entraînement, je soigne mes mains qui ne cicatrisent point, sur la terrasse avec la belle vue sur la mer. Quelques pêcheurs au filet et au harpon me saluent. Soudain, des cris provenant de chez le voisin, attirent mon attention. Un gamin d'une douzaine d'années se fait tabasser par un monsieur qui s'avérerait être son grand père et probablement son responsable, puisqu'il est assez courant que certains jeunes parents laissent leurs enfants à la charge de leurs propres parents. Sous les hurlements et les pleurs de l'enfant, le grand père traîne par la cheville son petit fils dans la cours. Les poules font un vacarme et le chat défile rapidement pour trouver une place plus sûre pour effectuer sa sieste. Le grand père saisit du fil électrique pour ficeler comme un saucisson son petit fils par les chevilles et les poignets. Puis, une vingtaine de coups de ceinturon pleuvront sur les jambes et le corps du gamin, pour avoir fait l'école buissonnière. Bien que cela soit assez délicat en tant qu'étranger, les cries et les claquements de cuir sur la peau "commencent" sérieusement à m'énerver. Je m'approche donc du muret qui surplombe la petite cour, afin que mon regard le mette mal à l'aise et cesse de "punir" le gamin. Ils rentreront rapidement à l'intérieur, mais quelques coups pleuvront encore un peu...Un autre jour, après avoir déjeuné tous ensemble après un entraînement, j'assiste à une partie de soft ball, made in Philippines, par des enfants n'ayant aucun jouet pour s'amuser; juste leur imagination. Les bases sont matérialisées par des demie coque de noix de coco. La balle et la batte de base ball sont remplacées par leurs tongs que les jeunes utilisent à merveille. Pas le temps de me joindre à la partie, car Manuel ne me laisse à peine le temps de digérer que nous reprenons déjà les cours.C'est le dernier jour d'entraînement. Apres la pause déjeuner, nous organisons une séance photo et vidéo, où Manuel et Buck montrent leur agilité dans le maniement du bâton, avant de passer à un petit interview pour pouvoir par la suite les aider à promouvoir leur style (et je l'espère pouvoir améliorer leur quotidien). L'après midi, après un passage en revue de tout ce que j ai appris, un vieil homme s'assoie a proximité. Muni d'un chapeau, d'un tee shirt de couleur saumon et d'un short laissant apparaître de nombreux tatouages sur les jambes, comme sur les bras, Manong Manuel (Manong est un terme utilise pour une marque de respect) m'invite à venir m'asseoir près de vieil homme. Sa peau est très bronzée, quasi noire, exposant avec fierté un appareil photo autour du coup. Le temps d'échanger quelques mots avec le vieil homme, Manong Manuel revient avec un sachet de riz qu'il tend à l'homme qui est en fait son oncle. Il m'expliquera ensuite que son oncle avait fait pas mal de temps en prison. Alors qu'il travaillait pour un patron chinois, ce dernier ne lui avait pas versé son salaire pendant deux mois successif. L'oncle de Manuel avait donc décidé de "régler" cela à sa manière; il a descendu au pistolet le chauffeur, le garde du corps et le patron chinois! ... (Bon heuuu… moi c'est Fabien et je vous aime bien Monsieur...). L'oncle plaisante facilement et avant de partir son sachet de riz à la main, m'avouera ironiquement que son appareil ne contient pas de pellicule. Devant la gentillesse et une générosité dans son enseignement, je donne un petit billet supplémentaire à la femme de Manuel, pour aussi les remercier pour leur hospitalité. Celeste me dira par la suite, que ce billet servira à éponger un crédit pour acheter du riz.Manong Manuel, malgré un très faible salaire que je tairai par respect, avait fait quelques courses et acheté du crabe ce qui est relativement cher, afin de partager notre dernier repas. Des gens pauvres, mais sans aucune mauvaise intention. C'est certain, je reviendrai les voir, non seulement pour qu'il continue de me corriger, mais aussi pour y amener quelques élèves qui voudront le rencontrer. Manuel est honnête dans son enseignement, il ne vend pas de rêve... Ses cours sont chaleureux, pas de salut, pas de kata, pas plus de respect qu'il ne doit y en avoir entre deux hommes...Il est temps de partir et Buck me donne son bâton de TAPADO, style d'ESKRIMA au bâton long, provenant de l'île de Negros, dont il est également instructeur.
En attendant notre bus pour poursuivre notre périple, nous appelons comme convenu l'ambassade de France à Manille, pour connaître le résultat de notre demande de visa pour mon amie Celeste, en vue de nous marier en France. La douche est froide et le verdict tombe comme un couperet. Ce ne sera pas pour cette fois ci… Après un gros chagrin, Celeste prendra dignement sur elle pour ne pas noircir nos vacances. Nous nous dirigeons vers la ville d'ARGAO, car j'ai pu lire dans le livre "behind the myth" qu'il y avait un vieil eskrimador, vivant dans les montagnes. Surnomme Dadoy, nous tombons sur l'une de ses nièces par pur hasard, en achetant notre petit déjeuner. Elle nous prévient de la pauvreté qu'il y a dans ces villages reculés et nous décidons d'emporter 2 poulets rôtis et un peu de riz. Apres une ascension en moto sur un terrain très accidenté, dont je n'aurais jamais parier arriver sans tomber, nous arrivons dans le petit village dont les habitants sont très surpris de notre présence. L'objet de notre visite fait vite le tour, mais le vieil homme n'est pas disposé a nous recevoir pour le moment puisqu'il travail dans ses terres à 6 kilomètres plus haut. Le vieil homme est en effet très connu dans le village pour connaitre les arts martiaux et l'eskrima. Assis devant sa maison qui ressemble d'avantage à une cabane, les hommes me questionnent, tandis que les jeunes enfants sont fiers de me montrer leur anglais, en me demandant "how are you? what is your name?". Si certains sont curieux et contents de converser, d'autres sont d'avantage sur leur réserve et je ressens un peu de tension dans quelques regards. Questionnant mon amie Celeste sur ma pratique des arts martiaux, elle propose aux plus curieux de m'inviter à "jouer" avec le garote (le bâton). Mais elle n'a probablement pas pensé aux possibilités de dérapage... Je me dis qu'il va probablement falloir aller au charbon, puisque certains sont déjà bien alcoolisés... Heureusement, Dadoy arrive enfin, accompagné de son frère Victorio. Dadoy a 77 ans, marqué par la vie difficile dans ces villages, il semble néanmoins être en bonne santé (a 77 ans, il va encore chercher de l'eau au puit, qu'il porte lui même). Il est fier qu'un étranger vienne le rencontrer et rapidement me fait savoir qu'il parle l'anglais, l'espagnol et le japonais. Nous faisons connaissance et discutons une bonne partie de la soirée, sous le regard amusé des enfants. Parmi ces derniers, il y a une petite princesse avec une longue chevelure brune et une peau bronzée, qui rapidement se fait dorloter par mon amie Celeste. Elle s'appelle Edylen et a 8 ans. Il s'agit en fait de la fille du vieil homme qu'il a eu avec une femme de 30 ans plus jeune...( ??!!!...no comment...). Elle vit donc avec son papa, dans cette habitation vétuste, au rythme de vie et avec les habitudes de ce dernier. Sa maman ayant quitté le village depuis plus d'un an, elle demande rapidement à mon amie si elle peut venir vivre avec nous... Oups!!! C'est mignon, mais ça fait toujours de la peine à entendre... Il n'y a pas d'hôtel ou de chambre à louer dans le coin. Encore une fois grâce à Celeste qui s'est liée d'amitié avec une jeune maman que le papa a subitement laissé tomber, nous dormirons à même le sol, mais à l'abri de son habitation. La jeune Edylen se fera également inviter. Le lendemain, alors qu'elle a pour habitude d'aller travailler aux champs, Celeste la convint d'aller à l'école. On lui donne des stylos et des crayons qu'elle exhibe fièrement à ses camarades de classe. Celeste lui achète sa toute première brosse a dents, ainsi qu'un savon et après un bon shampooing, lui donne une chemisette jaune qui servira de robe à notre belle Edylen. Nous l'accompagnons à l'école, espérant qu'elle aura le courage d'y rester un bout de temps. Nous retrouvons enfin le vieil homme pour qu'il nous montre quelques unes de ses techniques. Des chaises sont disposées ça et là, pour l'audience qui ne se fait pas attendre (les distractions sont si peu nombreuses). A l'aide d'un bolo, il va tailler dans le tas de bois à proximité de sa "maison", pour revenir avec deux bâtons et deux couteaux en bois. Et c'est parti, la démonstration commence. Quelques désarmements, bâton contre mains nues, couteau contre couteau, mains nues contre couteau. En fait, il a appris ses techniques de deux padrés. Il ne s'agit pas vraiment d'eskrima. D'ailleurs il utilise très souvent les termes judo, combat, karate. Comme convenu, je fais discrètement signe à mon amie que finalement, nous n'aurons pas besoin de rester plus longtemps dans le village. Néanmoins, la démonstration est intéressante humainement. J'espère simplement que la belle Edylen aura le courage d'aller à l'école et ne sera pas attirée par les light des grandes villes et de leurs lugubres espoirs de vie meilleure… Nous rejoignons la ville de DUMAGUETE, pour prendre un ferry à destination de Cagayan de Oro, sur l'île de Mindanao. Malheureusement, l'un des ferry de la compagnie a coulé la veille et toutes les navettes sont interrompues pour que les équipes de recherche puissent récupérer les corps. Nous remontons donc sur Cebu, pour prendre une autre compagnie. Arrivés à Cagayan de Oro, nous séjournerons comme la fois dernière chez des amis de Celeste. Ces derniers vivent dans un quartier "assez pauvre", mais l'accueil y est toujours chaleureux et il serait insultant de refuser l'invitation. Un rapide regard sur l'eau verdâtre que l'on doit enjamber avant de passer le seuil d'entrée. Avant de partir à l'entraînement chez mon autre professeur de Balintawak (Danny Vedua), nous faisons un petit tour du quartier, puisque nos hôtes sont heureux de nous montrer un bout de pelouse, servant de musée au Général Marc Arthur. En chemin, c'est l'occasion de prendre quelques photos de la vie de ce quartier (le coiffeur, le boucher en plein air, un vendeur de gasoil, deux adultes sur un vélo d'enfant, du linge étendu sur un essieu de camion...). Nous retrouvons ensuite Danny, pour quelques jours d'entraînement assez intensifs. Son style de balintawak est un peu différent de celui de Nick Elizar, puisqu'il n'utilise pas le système de "groupe", pratique avec des bâtons plus petit et en mousse, afin de pouvoir porter les coups; ce qui ne serait pas envisageable avec du rotin.
Danny est content de me revoir. Rapidement, il me fait visiter à l'arrière de sa maison, un petit dojo d'une quinzaine de mètres carré maximum, pendant que ses fils pratiquent leur Jiu-Jitsu Brésilien. Ils ont d'ailleurs un très bon niveau technique. L'un d'eux m'invite. A froid, je ne peux refuser l'invitation, mais m'efforce de faire attention à ne pas me blesser. Au bout de quelques minutes, il me finalise avec une clé de talon. On remet ça et cette fois ci, ce sera un peu plus difficile pour lui (non je ne suis pas mauvais perdant…j'essaie juste de lui offrir un peu plus d'opposition… IoI). Les 4 minutes sont écoulées et déjà, je suis en eau. Il faut dire qu'avec la chaleur, l'humidité et la pratique sous de la tôle, ça donne chaud. On les laisse continuer leur préparation pour leur prochaine compétition (en fait ils ont invité pour la seconde fois, tous les clubs des alentours, pour une compétition de grappling) et Danny commence à vérifier les techniques que j'avais apprise la fois dernière. Les petits détails corrigés et expliqués, nous continuons la leçon. Danny est un très bon professeur, pédagogue, fin technicien, expliquant ainsi chaque détails en mode « combat ». Danny est un garçon ayant grandies dans les rues des Philippines. Ancien champion national de karate sikaran, il a découvert ensuite l'eskrima et plus particulièrement le Balintawak. Elève de grands professeurs, il a aussi étudié sous GM Néné Gaabucayan, GM Bobby Tabimina… dont il est ami. Ensuite, avec sa vision du combat et son expérience de la rue, il créa son propre style de Balintawak, court et rapide, que j'affectionne tout particulièrement.
Avec les 6 heures de cours hebdomadaire, mon bidon de 5 litres d'eau est tout juste suffisant…
Un après midi, pendant une petite pause, une petite bagarre explose entre des collégiens provenant d'un établissement situé en face de la maison de Danny. L'un d'eux retournera chez lui, le tee shirt déchiré et une belle entaille dans le dos, occasionné par un coup de couteau.
Pas grave me dit Danny et on reprend l'entraînement de plus belle…
Tout comme Manuel Caballero et Buck, on fait un petit interview de Danny ; interview que je posterai prochainement.
Il est temps de partir, muni de plus de 3h de vidéos avec tous les détails des exercices ou techniques étudiés. Comme la fois dernière Danny me demande d'attendre quelques instant, avant de revenir avec un petit présent (bâton court en Kamagong).
Suite à notre mésaventure concernant le visa, nous décidons de monter sur Manille, afin de rencontrer le nouveau fonctionnaire chargé des visas.
Cette fois ci, nous n'irons pas dans les bidonvilles de Manilles, mais chez une tante de Celeste qui habite dans des résidences fermées, protégées et gardées… ; bref, que entouré de riches. Mais l'accueil y est tout aussi chaleureux. Aller à Manille signifie aussi pour mois, de retourner dans un gigantesque centre commercial du centre d'affaires de Makati où nous avions trouvés la fois dernière, un resto indien à prix cassés. Trop bon...nous nous régalons. L'entretien avec le responsable des visas se passe bien et nous donne les informations que nous étions venues chercher ; c'est bon, nous sommes rassurés et savons qu'il sera possible, via un mariage aux Philippines, d'obtenir un visa pour pouvoir enfin vivre ensemble. Les conditions d'obtention de visa sont plus difficiles, car de nombreuses jeunes filles qui obtenaient un visa pour aller se marier en France, ne se rendaient finalement jamais chez son futur époux, car elles avaient fait la connaissance d'un autre plus fortuné sur Internet ou tout simplement disparaissaient dans la nature. Dommage pour ceux et celles dont la démarche est plus sincère et qui en subissent les méfaits.
Persuadé que mon ami Eric Laulagnet est actuellement en vacances en France, près de Lyon, je demande néanmoins à le faire appeler. Il apparaît, revenant juste France, le crâne toujours aussi dégarni et le corps toujours aussi trapu. Dans son bureau, il nous montre quelques unes de ses dernières photos et vidéos martiales. Amicalement, je le jalouse ; côtoyer et s'entraîner avec de nombreux maîtres tout en ayant un bon boulot…le pied. Il me raconte son stage d'initiation au Pekiti-Tirsia sur Lyon et suis persuadé que son retour en France, permettra à de nombreux passionnésde progresser d'avantage. Je lui explique également nos quelques rencontres martiales et mes souhaits de rencontrer Tony Diego du groupe Ilustrissimo à Manille, ainsi qu'un certain « Nonoy » de l'île de Negros. Nonoy est en fait un de ses amis et Eric facilitera la rencontre prévue dans quelques jours. Nous quittons Eric et partons à notre rendez vous avec Tony Diego. Tony est un expert dans l'art du kali (bâton, double bâton, espada y daga, bolo…) et était l'un des étudiants avancés du célèbre Tatang Ilustrissimo, connu et respecté pour ses duels à la machette dans les rues malfamées du port de Manille notamment. Il fait déjà nuit et malgré les conseils de certains locaux, nous traversons le quartier de Chinatown de Manille. La population semble ne pas être la même qu'en pleine journée… Nous arrivons à notre rendez vous. Notre contact s'appelle Arnold et nous demande d'attendre à la terrasse d'un café, le temps pour lui d'aller chercher Tony en scooter, pour éviter de trop se faire tremper avec cettelourde pluie. En attendant, un groupe de trois chinois parlent à voix haute et sans que je n'y comprenne quoi que ce soit, ils n'avaient pas vraiment l'air d'accord… Curieux de chaque instant, j'évite néanmoins de trop les fixer du regard ce qui pourrait m'occasionner de sérieux problèmes (surtout aux Philippines). Arnold et Tony reviennent enfin. A pieds, nous nous dirigeons vers le club qui est a proximité. Mais sans guide, ne pensez pas pouvoir le trouver. Pas de pancarte, pas de pub… On passe dans des couloirs sombres, avec ici et là, quelques chinois en marcel qui mangent une soupe ou jouent aux cartes. A cet instant, je pense (bizarrement) à un filme de J.C. Van Damme… Bloodsport je crois, où il traverse ce type de ruelles sombres.
Arrivés au 3ème étage, nous entrons dans ce qui est probablement une des plus « grandes » salle de kali. Pas par sa taille, car elle est minuscule, mais par son histoire et les gens qui y sont passés. Rapidement je vois au sol des cercles et des triangles peint en blanc, servant à l'étude des déplacements. Je fais mon curieux et regarde les quelques photos accrochées au mur.
Arnold, l'assistant, me montre le visage de Serge Gilette ; un des rares français à s'être entraîner dans ces lieux. Des bâtons et lames sont disposés un peu partout.
Nous nous asseyons et commençons à faire connaissance et parler vient évidemment d'arts martiaux. Tony, en bon passionné, ne se fait pas prier pour rapidement mettre en application ses dires, avec Arnold.
Le style n'est pas brutal, beaucoup d'esquives, pas de gestes inutiles et HOP !! Trop tard…la lame est déjà sur la gorge d'Arnold. Après presque 2heures d'explications et de démonstrations, nous nous saluons. Faute de temps, je n'étais pas venu pour m'entraîner, mais pour prendre contact et espérer me faire accepter au sein de leur groupe, qui reste me semble t il assez fermé. En fait, ils choisissent celui ou celle qui pourra devenir leur élève. A ma plus grande joie, je recevrai deux jours plus tard un message, m'indiquant que je suis le bienvenu pour venir étudier l'art de la lame avec Tony.
Nous quittons donc Manille, pour retourner sur l'Ile de Negros, plus précisément à Bacolod, pour aller m'entraîner au couteau avec Nonoy, dont Eric avait prévenu de ma venue. Nonoy est en fait un des plus haut gradé en Pekiti-Tirsia et d'après Eric, probablement le meilleur au couteau.
Nous recherchons un petit hôtel et trouvons quelque chose de pas très cher.
La nuit ne sera pas de tout repos, car après avoir tués une dizaine de cafards, il s'avérera qu'un rat venait bouffer nos briques de lait ET de dentifrice !!!. Finalement, pour le même prix, nous trouverons 100 fois mieux, à proximité du lieu d'entraînement. Nous rencontrons donc Nonoy qui s'appelle en fait Mandala Baldwin Garrucho (Mandala est je crois, un terme utilisé en Pekiti-Tirsia, indiquant le haut rang de pratique). L'homme est petit, assez trapu, avec de petites lunettes rondes sur le nez. Après avoir négocier le tarif horaire, rendez vous est pris pour le lendemain pour un entraînement à partir de 5h30.
Nonoy est fluide dans ses gestes et précis dans ces explications ; pourquoi tu coupes là et pas ici, quelles sont les conséquences… Après l'un de nos entraînements, Nonoy me fait rencontrer un journaliste qui fait partie en fait de leur Organisation, aidant à la promotion du KALI. Le journaliste qui se prénomme Jun de los Reyes, m'explique l'histoire du KALI de l'Ile de Negros, me raconte également quelques anecdotes. Ce dernier fera d'ailleurs un article dans le journal local, sur mon passage à Bacolod, pour apprendre le kali avec Master Nonoy. Le style est exclusivement accès sur la lame et l'art martial ; pas de place pour le sport. Certains de leurs grands pères ont combattu à la lame lors des différentes tentatives de colonisation de leur île et l'on peut facilement ressentir cette fierté qui les anime. Malheureusement, le temps pluvieux ne me permettra pas de pratiquer aussi souvent que je l'espérais ; une autre fois peut être…
La fin du séjour est proche. Nous rentrons sur Cebu, après plus de 15 heures de bus. Sur le trajet, nous évitons de justesse un camion qui transportait de la canne à sucre et dont la cargaison entassée sur plusieurs mètres de haut, s'est renversée. Arrivé à Cebu, nous voyons les images catastrophiques suite au typhon qui a occasionné de terribles dégâts sur la capitale des Philippines. Nous appelons ceux qui nous ont hébergé une semaine auparavant et apprenons qu'ils sont inondés; heureusement que des dégâts matériels pour eux, mais probablement plus dramatique pour toutes ces familles qui avaient construit une maison sur un sol instable... Plus tard, nous passons revoir la famille Elizar. Avec les enfants de Nick, nous décidons d'aller dans un cabaret, animé par des travestis qui sont très respectés aux Philippines. Nous sommes les premiers arrivés et les filles en profitent pour prendre la scène et chanter un peu. Ensuite, la soirée se déroulera avec de nombreux fous rires et de belles prestations vocales de ces « drôles de dames ». Le lendemain matin, je retrouve Nick, Norman (son fils et très bon pratiquant) ainsi que d'autres élèves, pour 2 ou 3 heures d'entraînement. Puis, comme d'habitude, je passe chercher quelques bâtons de rotin au club DOCE PARES. Il n'y a pas grand monde, seul le champion Master Val Pableo est présent avec quelques employés. Les autres sont probablement partis à l'étranger pour diriger des stages.
Nous retrouvons l'aéroport de Cebu Mactan, l'impression que l'arrivée était juste hier.
Quelques larmes et de longues étreintes, nous devons de nouveau nous quitter. Cette fois-ci encore, j'aurais de la chance aux différents contrôles de police, car dans ma valise, seuls des bâtons de rotin y sont entassés.
Je retrouve Paris avec 12 degrés…j'ai les boules… Mais déjà, je prépare mon prochain voyage pour la fin de l'année, ainsi qu'un camp d'entraînement pour une quinzaine de volontaires.
Notre ami Philippe, de Belgique, prend son envol...
En effet, désirant apprendre le balintawak, Philippe était venu me contacter, puis s'entraîner régulièrement avec moi. Lors de la venue de GM Nick Elizar en France, il avait non seulement suivi le stage de Paris, mais aussi 3 jours de cours privés avec GM Nick.
En septembre prochain, avec son petit groupe d'amis et d'élèves, il ouvrira officiellement les portes de sa nouvelle association "le cercle de saada" (http://www.cerclesaada.be/).
Comme l'année dernière, Rodolphe et moi-même décidons de renouveler notre petit stage d'été, que les stagiaires avaient tant apprécié malgré la fatigue.
Le rendez vous est donné pour les rouennais à 6h15. Arrivés sur notre aire de jeu (une île, dans l'Eure, appartenant au père de Rodolphe), nous saluons nos anciens camarades ainsi que de nouvelles recrues. En effet, initialement, cette idée de stage d'été était destinée pour les élèves de Rodolphe (qui est prof de BF et mon élève en kali), ainsi que pour les gars du kali. Cette année, nous accueillons des personnes du Tanto-Chambara, de la Boxe Américaine, de la Boxe Thaï., ainsi qu'une jeune élève de Rodolphe pour filmer l'ensemble du stage. Les salutations sont terminées et il est tant de se rapprocher en footing de notre espace dédié à notre activité du matin ; 2 heures de Kali Eskrima, suivi de 2 heures de boxe pieds/poings.
Il fait déjà très chaud et les quelques litres d'eau sont déjà avalés. De retour vers le campement, il faut maintenant acheminer une botte de paille sur l'île (sans tomber à l'eau, en empruntant une poutrelle), afin d'y constituer notre literie pour la nuit. Rodolphe entame ensuite une revue des sacs, afin de récupérer toutes les barres chocolatées ou autres céréales que nos stagiaires auraient pris. Notre récolte est très maigre…Ils s'attendaient peut être à ce que nous les fouillions les bougres… C'est l'heure du repas ! A la file indienne, une louche de riz froid leur est donnée. Les anciens se « régalent », tandis que les nouveaux sont un peu surpris de notre sens de l'hospitalité… Après un petit break, Reynald (le frère de Rodolphe) reprend la suite des activités en commençant par un atelier sol ; clés de jambes, genoux, étranglements permettent aux débutants comme aux initiés de se régaler. Il enchaîne ensuite, par un atelier « self ». Ancien barman et serveur en région parisienne, il a du (malheureusement, car c'est un mec super cool) se sortir de certaines situations « conflictuelles »… Cet ancien judoka a donc revu pas mal de ses techniques… Comme il le dit souvent, " la méthode FISFO de Charles Joussot m'a beaucoup aidé et sortie de situations très tendues, face à des malabars"… tout le monde se régale et y ajoute ses sensations et techniques perso…
Il est temps de boire un petit coup, avant d'annoncer la prochaine activité, le « challenge ».
Ce challenge consiste à effectuer par binôme, le meilleur chrono. Il s'agit de descendre un morceau de rivière, puis de la remonter contre courant (et il était assez puissant cette année), avec de l'eau au dessus de la ceinture (parfois d'avantage pour les plus petits), de passer sous une bouée, de remonter sur l'île et d'y effectuer une activité. Il faudra effectuer cela 4 fois de suite. Les 4 activités sur l'île étaient 1 minute chacun à frapper un pneu au bâton, 1 minute en boxe anglaise, 1 minute en boxe pieds/poings, ainsi que 15 tractions. Le programme est annoncé et les premiers sont déjà dans l'eau, sous les encouragements de leurs camarades de club et sous les huées de leurs potentiels challengers. Il est bon de rappeler que la saison dernière, un binôme Kali (Arnaud et Mickaël), avait remporté l'épreuve avec quelques secondes seulement d'avances, face à des boxeurs bien taillés de la BF (Benoît et « Sergent »). Tous sont maintenant passés et tous semblent bien éprouvés. Le temps pour moi de faire les calculs et j'appelle Rodolphe, pour lui faire part des résultats. MERDE !!!.... Tous essaient de déchiffrer nos comportements pour avoir des indices sur les résultats… Comme de vrais gamins, ils sont impatients…. Vous aussi ?!...ok ! Je donne les résultats en commençant par les derniers, mais qui n'ont pas démérités et qui sont sportivement applaudis. He oui cela devait être écrit : ce sont les deux mêmes binômes qui se retrouvent en final. Cette saison, l'épreuve du « challenge » est remportée par…par….par les mecs du KALI !! yes !! BALINTAWAAKK !! (hihihi) Les mêmes gagnants (Arnaud et Mickaël) ont mis cette fois ci 1minute et 45 secondes dans la vue de leurs mêmes challengers… (L'épreuve pour les gagnant à durée +/- 22 minutes d'efforts). C'est l'heure des félicitations ou des excuses bidons pour chambrer les gagnants qui ne sont pas peu fier et à juste titre.
Afin d'améliorer notre dîner constitué d'une louche de riz froid, nous avions pensé cette année à améliorer l'ordinaire. Tous sont en arc de cercle et 3 représentants sont en son milieu. Le but pour ces 3 personnes, est d'attraper un gros poulet que je vais lancer au milieu et de le tuer avant les autres, pour faire manger son équipe (désolé pour les représentants de la fondation Brigitte Bardot !). Le robuste poulet fermier, qui aurait pu effrayer les coqs de combat aux Philippines, semblait impressionné par tous ces gens. Quelle fût notre déception à Rodolphe et moi-même… Il n'a pas eu le temps de dire ouf et nous de voir nos 3 gaillards batailler que martial l'attrape par le cou et le tue ! Merde ! Martial !...pas si vite… en fait, il s'avère que le coq a été coursé toute la veille par le chien de Rodolphe. Finalement, tout le monde en aura un petit morceau grillé avant d'aller se coucher à la belle étoile ; espérons qu'il ne pleuvra pas. Le classement de l'épreuve du « challenge » permettait aussi de définir son tour de garde ; 1 heure à surveiller les voitures et le feu (mais aussi pour casser leur nuit héhéhé…). Initialement, nous avions prévu de ne pas faire d'activité nocturne, car tous étaient persuadés du contraire et l'aurait attendu toute la nuit. Mais devant la « pleine fraîcheur » de nos stagiaires, je propose à Rodolphe d'en faire une. Je fais en sorte que mon fidèle lieutenant (Martial) effectue son tour de garde de 2h à 3h du matin, pour le réveiller avec tous les autres à 3h40. Dur dur … Il est 4h du matin et tout le monde s'en va faire une petite marche. Vers 5h, à la lueur d'une belle lune, Rodolphe demande à l'un de ses élèves, Benoît, d'effectuer une séance musculaire sur un espace dégagé, près d'un vieux lavoir, au son de la rivière qui elle ne dormait pas. Fier d'être le temps de sa séance le meneur, Benoît entame une bonne séance de pompes et d'abdos, sous les huées de ses compagnons et quelques mots d'oiseaux (VENDU !!). On enchaîne avec une petite marche pour arriver finalement au campement, alors que le jour s'est déjà levé. Quelques uns se glissent dans les duvets humides par la rosée, pour une vingtaine de minutes. C'est l'heure du petit déjeuner ! Mais faute de budget, il n'y en aura pas cette fois-ci…les nouveaux comme les anciens n'y croient pas !... Mickaël, notre vainqueur de la veille, nous réveille avec une séance de taï chi (c'est un ancien prof de kung fu et taï chi) qui contrairement à ce que l'on pensait initialement, plait beaucoup aux boxeurs. Après quelques postures de tai chi et leurs applications au combat (cette fois ci les boxeur l'ont chambré !), il poussera le bouchon un peu plus loin, en faisant effectuer des postures et gestuelles relavant d'avantage du ridicule que du Taï Chi…alors que Benoît était tout content de « réussir » à faire la grue, avec les bras au dessus de la tête en forme de cœur et en expirant avec la langue…( ????ça va Benoît???). Après un peu d'attente, les kayaks sont enfin livrés. Nous posons pour une petite photo souvenir et entamons une descente de 2 heures, avec bien évidemment quelques attaques à la « pirates » le long du parcours. Tout le monde est arrivés et nous redonnons nos pagaies et gilets, tout en humant de bonnes odeurs de barbecue…humm… Mais ce n'est pas pour tout de suite, car il faut maintenant revenir au campement, avec un petit footing d'une douzaine de kilomètres…Ils ne nous croient pas !...Rodolphe, sentant la mutinerie proche, ouvre la marche et est rapidement suivi. Ne pouvant pas courir, je pars (en voiture hehe !) chercher du pain avec la jeune demoiselle qui nous avait rejoint, après une nuit blanche en boîte de nuit (sympa tout de même). Le pain acheté (j'avoue qu'en voyant toutes ces belles pâtisseries, j'ai bien failli craquer), nous allons faire office de voiture balais pour récupérer lesderniers. Nous tairons leurs noms, pour ne pas minimiser leurs efforts.
Tous arrivent enfin au campement, par vagues successives. Il est temps de nettoyer l'endroit avant de passer à un bon barbecue bien mérité par l'ensemble des stagiaires.
Ravis, le rendez vous est pris pour l'année prochaine. Ca tombe bien, car on a déjà pleins d'idées loufoques. Le retour fût également difficile, car avec le manque de sommeil et la fatigue, les coups de pompes au volant sont fréquents. Martial s'endormira au bout de 5 minutes… Un paramètre qu'il faudra prendre en compte lors de la prochaine édition, pour éviter les accidents. Allez ! A l'année prochaine !Rodolphe & Fabien
Une autre vidéo de GMaster "Nene" Gaabucayan ,lors d'un cours à l'Inosanto Académie. Il est d'ailleurs possible de voir notre ami Daniel Lonero dans l'assistance.
Une vidéo d'un autre GMaster de Balintawak. Il s'agit de GM "Nene" Gaabucayan, qui vit à Los Angeles. C'est un ami de GM Bobby Taboada et de GM Nick Elizar.
Lors d'un précédent article, je vous avais, je l'espère, fait un peu rêver en vous expliquant l'une de mes plongées dans les eaux turquoises des Philippines, à Malapascua Island.
En effet, après avoir rencontrer un requin le matin, j'avais eu ensuite la chance de voir une raie manta l'après midi.
Mais contrairement au requin qui était à 1.5 mètre de moi, la raie quant à elle était beaucoup plus éloignée.
Néanmoins, c'est cette rencontre qui m'avait le plus marquée...
Pour vous donner une idée, je vous propose de visionner cette vidéo prise au même endroit, avec cette fois ci une manta raie à proximité des plongeurs. Regardez la différence de taille avec le plongeur qui s'approche de celle ci (pour information, les raies mantas géantes peuvent faire jusqu'à 8 mètres d'envergure...).
Le dimanche 08 février 2009, a eu lieu un passage de grade FFKDA. L'occasion pour Martial d'effectuer une belle prestation et de passer sa ceinture noire 1ere Dan; félicitations!!
Merci aussi à Thomas (tee-shirt noir) qui nous a accompagnés et a servi de partenaire.
Enfin, même si cela s'est passé sur une après midi, c'est toujours agréable de retrouver des personnes que j'estime.
La photo de haut avec les différents participants et celle d'en bas avec mes potes du Koredas.
Bonjour, je me décide enfin à alimenter mon blog…puisqu'à priori, les premières "aventures de Fabien" ont plu à certains d'entre vous...
Voilà plus de 15 jours que je suis rentré des Philippines, mais je n'avais pas vraiment le courage de le faire…
Fin novembre, j'accompagne Nick en Espagne, pour effectuer quelques stages, mis en place par Bruno Cancho. Je ne resterai qu'un week-end puisque mes congés sont prévus pour mon prochain voyage aux Philippines. En France, je reçois plusieurs coups de fil de la famille de Nick ainsi que d'un de ses amis, qui s'inquiètent de son état de santé, puisqu'un petit malin aux Philippines à fait circuler le bruit que Nick a eu un accident en Espagne… Probablement jaloux que Nick puisse venir en Europe... Je récupère Nick le week-end suivant, pour sa dernière semaine en France. Les élèves profitent de ses précieux conseils. Lors du dernier cours, je me suis arrangé pour que FR3 Normandie puisse venir effectuer un reportage surNick, sur les AMP et notre club. Nous aurons finalement 3 minutes de reportage, diffusé le dimanche 7 décembre (midi et soir). J'essaie de récupérer le DVD afin de mettre le reportage sur ce blog. Nombreux élèves étaient présents pour le remercier d'avoir été si abordable durant tous les cours qu'il a pu donner.
Le lendemain soir, je l'invite dans un resto indien pour notre dernier dîner. A sa grande surprise, la majorité des élèves présents la veille avaient fait le déplacement. Il effectue un tour de table, pour dire un petit mot à tout le monde ; sa manière de les remercier de lui consacrer un peu de leur temps. Je m'éclipse quelques instants pour aller chercher un cadeau que j'ai laissé dans la voiture. De retour, je lui remets au nom de tous, une superbe guitare avec son étui (il pense d'ailleurs que je l'ai empruntée juste pour la soirée). La soirée fût animée et chacun se forcera à pousser la chansonnette (pas facile pour les timides). Nick ira même jouer le « lover » à une table située à notre côté, auprès de 3 jeunes femmes. Sacré Nick !!
C'est le jour J et nous sommes en route pour l'aéroport de Paris. En chemin, nous nous arrêterons pour acheter une paire de bottes ; « I'm a cow-boy » dit il…
Malgré les 8 kilos de trop, les hôtesses enregistreront ses bagages et l'amèneront même à l'avion…Il était un peu perdu le père…
4 jours plus tard, c'est à mon tour d'arriver à l'aéroport de Cebu Mactan, avec 32 degrés en fin d'après midi. Nick, avec ses « tiagues », un gros dragon en argent autour du coup et sa matraque télescopique à la ceinture, ainsi que mon amie, m'y attendent.
Les retrouvailles sont évidemment chaleureuses.
A son tour, il veut être aux petits soins en voulant prendre ma valise. Finalement, elle sera un peu lourde, puisque j'étais aussi en surcharge…
Le lendemain, nous sommes invités à l'anniversaire de sa femme Nathy. Les uns et les autres viendront chacun leur tour, discrètement, me remercier de lui avoir donné la possibilité de venir en Europe (et donc de rapporter un peu d'argent), mais aussi et surtout de l'avoir ramené en un seul morceau ! Je retrouve mes amis ; ses fils Neil et Norman. Nous mangeons copieusement ; cochon grillé, gâteau au chocolat et même une baguette qui m'était réservée.
Quelques jours plus tard, comme chaque année, il organise une « party » pour le club de Balintawak. Beaucoup de ses élèves et instructeurs sont présents, ainsi que d'autres maîtres de Balintawak, de Doce Pares et de San Miguel, avec qui il a de très bonnes relations. Master Max Caballes commencera par une prière suivie de tous (ils sont très croyants). Nick prendra ensuite la parole pour remercier tous ses invités, ainsi que pour narrer son voyage en Europe et ses diverses aventures. Il en profitera également(malgré nos différentes engueulades à ce sujet) pour m'introduire en tant que Master dans son groupe. Tous viendront alors me féliciter ; ils ont un fort sentiment de communauté, que l'on ne retrouve pas vraiment en France…ce n'est pas trop notre culture.
(Alors petite explication au sujet du terme « master », pour éviter la masturbation cérébrale : cela ne signifie pas que vous êtes un moine de Shaolin aux pouvoirs surnaturels. Non, il s'agit juste d'une connaissance technique, comme on pourrait l'acquérir en Informatique, en Communication… mais cela ne fait pas pour autant de vous un killer. Donc vous pourrez continuer à m'appeler « Fabien » !! ).
Un coursier vient d'apporter un colis à Nick. Il a dépensé l'équivalent de 3 mois de salaire moyen pour s'offrir un pistolet 9mm ; Sa femme est furieuse. Les Philippins sont assez friands des armes à feu.
Neil et Norman m'appellent pour aller au centre équestre qui se situe juste à côté et tenu par un élève de Balintawak. Les chevaux ne sont pas tous de première main, mais l'occasion pour moi de montrer que le French est aussi un cow-boy !...
Je m'entraînerai les deux jours suivant avec Neil, Norman, Nick et certains autres élèves et instructeurs. L'entraînement est assez agréable, il ne fait pas trop chaud.
Conscient que nous avons passé beaucoup de temps ensemble et partagé de bons moments, il est temps pour moi de laisser Nick, pour m'occuper de ma douce et tendre. Nous quittons donc Cebu City pour aller vers le nord de l'île où je suis heureux de retrouver les enfants de la familleen bonne santé. Comme d'habitude, ma petite princesse Cindy (photo ci dessous au "28 mai 2008") se jette dans mes bras dès qu'elle m'aperçoit ; elle est belle et pleine de vie. J'espère que le futur l'épargnera... C'est la fin des classes, avant les fêtes de fin d'année et chaque institutrice organise une petite fête dans sa classe ; du riz, des gâteaux gélatineux, des saucisses à hot dog , des sodas et une chaîne HIFI dont le volume est au maximum…
Le problème est qu'il n'y a pas vraiment de plafond et que les cloisons sont très fines : de ce fait, il est difficile de clairement identifier sa propre musique. Mais ce n'est pas grave, les jeunes garçons, parés de lunettes de soleil (alors qu'il fait sombre à l'intérieur !!??!!), de bandanas et de casquettes à la mode Rappeurs, rivalisent dans leurs acrobaties, déclanchant rires et moqueries de leurscamarades. Les jeunes demoiselles, sortent les mini jupes et improvisent des danses aux grands déhanchés qui génèrent l'hystérie chez les garçons et parfois même des duels de danse plutôt osés. Les élèves doivent également apporter un cadeau (acheté ou fabriqué) afin de le remettre à l'institutrice qui effectuera un tirage au sors en fin d'après midi. Dans les écoles privées, les parents d'élèves en font de même entre eux. Avec mon amie, nous sommes invités à nous asseoir à côté de l'institutrice (auparavant j'étais plutôt assis au fond de la classe !!) et regardons les jeunes avec amusement.
Alors que je commence à m'ennuyer, j'attrape le poignet de …Non ! Non !Pas de mon amie, mais de l'institutrice pour l'amener au centre de la « piste » afin de danser avec elle. Elle ne se dégonfle pas et assure également le show sous l'hystérie générale. J'invite ensuite tous les élèves à nous rejoindre; c'est le bordel, tout le monde rit, je suis content...
Après quelques jours passés dans cette petite ville, à jouer au tennis et faire quelques balades, nous décidons de ne pas passer les fêtes ici, mais de bouger sur d'autres îles.
Nous ne passerons qu'une seule journée dans notre maison de Malapascua, pour la nettoyer et la louer pour une année minimum à un groupe de chercheurs canadiens et américains, qui ont un programme de protection du Tresher Shark (requin renard) et d'éducation auprès des villageois, des pêcheurs et des plongeurs. J'en profite pour négocier de venir plonger gratuitement lors de mes prochains séjours (héhéhé !! c'est qui le renard ?).
Nous partons donc pour l'île de Siquijor, au Sud de l'île de Cebu. Cette île est aussi appelée « l'île aux sorcières » ou « l'île mystique ».
La réputation de l'île n'est plus à faire : pour la plupart des Philippins, Siquijor est synonyme de sorcellerie, magie noire et vaudou. Encore aujourd'hui, lorsqu'on parle de Siquijor dans d'autres provinces des Philippines, beaucoup vous regardent effrayés ; pour la plupart ils n'y mettront jamais les pieds, de peur d'en revenir ensorcelés ou maudits.
Nous faisons la connaissance d'un français qui tient un resort (un campement) avec sa femme philippine. Ils ont vécu un peu en France, mais elle n'avait pas réussi à s'acclimater. En 18 mois de temps et avec peu de touristes français, il avait beaucoup de mal à faire ses phrases entièrement en français. Situé en bordure de plage, il pouvait assouvir sa passion de la pêche. Nous louons un scooter (4.50€ la journée)pour visiter l'île ; cascades, grottes, villages pittoresques au milieu des montagnes. L'heure est au départ pour rejoindre l'île de Bohol, située à l'Est de Cebu. Nous empruntons pour nous y rendre un Super Ferry ; ce sont des petits bateaux aux puissants moteurs, pouvant accueillir 60 ou 70 passagers. Le seul problème est qu'ils sont assez bas et de ce fait, des planches de contre plaqué servent de protection pour ne pas se faire tremper. On comprend alors rapidement pourquoi plusieurs des passagers ont un sac plastique, qu'ils utiliseront rapidement, lorsque l'odeur du moteur et du fuel deviendra plus que désagréable…
Arrivée sur Bohol, nous négocions (enfin plus mon amie) le tarif pour se rendre sur un coin de l'île en moto (en fait il s'agit d'une sorte de side-car). Cet endroit est assez touristique, mais a de belles plages pour s'y reposer.
Les tarifs des chambres en bord de plage montent à plus de 2.000 pesos (30€) ce qui est trop pour notre budget. Nous décidons de reculerde 200 mètres dans les terres et trouvons un bungalow avec une très belle piscine pour seulement 300 pesos (4.5€). JE DIS, EXCELLENT !!!!Le temps nous est compté puisque nous avons que 3 jours à passer sur l'île. C'est bon ! Le programme est fait : 1 journée farniente, 1 journée visite de l'île et 1 journée plongée. Ha oui, il faut savoir être réactif, même et surtout au soleil…
Lors de la visite de l'île, un chauffeur avec voiture climatisée vient nous chercher et s'est parti pour une longue journée de visites qui nous permettra néanmoins de voir un maximum de choses en peu de temps. Un peu d'histoire avec quelques monuments de la période espagnole, une vieille église (c'était très animé puisque nous étions le dimanche), les fameux tarsiers aux yeux globuleux (ils ressemblent à des « gremlis»), les fameuses Chocolates Hills, un repas sur pirogue sur une rivière avec quelques animations musicales dans certains villages, la visite d'un petit zoo privé, avec notamment la présence d'un anaconda. Le corps de ce serpent fait au moins mes deux cuisses et sa tête est super impressionnante. Le personnel sur place invite les touristes (philippins pour la grande majorité) à entrer dans la cage pour poser en caressant le reptile. Bizarrement, ce dernier ne bronche pas et essaie probablement de dormir, malgré les hurlements du « bayot » (terme philippin pour désigner un travestie. Ces derniers sont très nombreux aux Philippines et assurent parfois des postes à responsabilités).Mais ce bayot là me cassait un peu les couilles à gueuler toutes les minutes !! C'est vrai…. Je suis pourtant ouvert d'esprit, mais j'ai du mal tout de même à comprendre ce mode de vie… Mais attention, si celui ci était vulgaire, vous seriez surpris d'apprendre que la minette que vous regardez depuis un bon de temps est en fait un bayot !!...
Le lendemain, nous partons pour effectuer 2 plongées à 25 mètres. Les sites de plongée de Bohol sont très riches mais pas de requin à cet endroit… (Pour la rencontre du requin, voir la vidéo et un des textes ci-dessous). Murènes, thons, bans de barracudas, poissons clown…bref une très grande activité sous marine et des coraux de toutes les couleurs : magnifiques ! Je commence vraiment à « kiffer » la plongée et programme de passer un niveau supérieur la fois prochaine. De retour sur la plage, je vais me baigner et vois un rocher avec un peu d'animation. En m'approchant, j'aperçois un poisson orange et blanc ; vous savez ? Némo !
Je m'approche de lui (il est super petit quand même ; peut être 5 centimètres) et bien devinez quoi !! Allez, essayez !! Cet enfoiré m'a attaqué ! Oui, il m'a chargé et est venu me foutre un coup de boule !! Heureusement que je portais des lunettes de plongée car il est venu tout droit dans le verre…..
Après cette dangereuse aventure, nous rentrons sur Cebu.
Je vais consulter mes mails et donner quelques nouvelles.
Je reçois également un message d'un français (David) qui est actuellement sur Mindanao (Sud des Philippines) et qui m'invite à séjourner chez lui. Sa charmante épouse vient d'accoucher d'une belle petite fille. Je suis partagé entre cette invitation et l'idée de partir pour Banaue où se trouve les terrasses en rizières, au Nord de Manille. Ces terrasses sont considérées comme étant la huitième merveille de monde.
Finalement, je décide de partir pour le Sud, aussi parce que David m'a indiqué qu'il connaissait un vieux maître d'espada y daga (David est un ancien pratiquant de Silat et commence à s'initier aux arts martiaux philippins).
Avant de partir pour Mindanao, j'appelle mon ami Eric Laulagnet pour m'assurer que la zone n'est pas trop dangereuse actuellement (à causes des rebelles et autres terroristes). Bien qu'il y ait eu un attentat à la bombe peu de jours auparavant, Eric me donne le feu vert.
En arrivant à bord d'un petit avion, on s'aperçoit que le paysage est totalement différent ; plus montagneux et une végétation luxuriante. Nous arrivons à Surigao et prenons différents transports locaux pour nous diriger à l'aide des textos de David (aux Philippines, les gens n'appellent que très rarement et préfèrent communiquer par le biais de textos par soucis d'économie). Après avoir fait connaissance avec la charmante petite famille de David, nous essayons de prendre nos marques dans cette petite ville. Nous programmons différentes excursions, mais le mauvais temps aura le dernier mot. Nous visitons donc le maître d'espada y daga et vue d'en profiter pour s'entraîner. Le maître qui enseigne notamment le karaté taekwondo (aux philippines, les deux sont souvent associés) nous reçoit et commençons à converser… un peu trop d'ailleurs… Le mec devait probablement avoir déjà tenu un bâton dans son cursus scolaire ou lors d'échanges avec d'autres pratiquants, mais n'était en rien un maître d'espada y daga ! Quel mytho !! Je suis enragé ! Tout ça pour ça !... J'en touche deux mots à David et lui conseille d'ouvrir les yeux : « va voir ailleurs, car lui est vraiment trop nul ! »… (Je ne sais pas s'il y a une conséquence, mais David m'indiquera plus tard qu'il commencera à s'entraîner avec Master Bambit, un maître de Modern Arnis situé à Manille).
Le lendemain, nous profitons qu'il ne pleuve pas pour aller visiter les alentours.
Un village entièrement sur pilotis, assez joli, mais où tous les hommes que nous croisons sont bourrés (c'est vrai qu'il y a eu les fêtes de fin d'année, mais bon…). Comme ailleurs, l'alcool fait de nombreux dégâts aux Philippines et permet souvent d'oublier un temps soit peu sa misérable vie... Nous nous rendons dans un autre village pour visiter des grottes. Accompagnés de deux guides locaux et de 6 autres personnes, nous entrons non sans mal avec nos tongs pour une visite de plus de deux heures, équipés d'une lampe frontale à la mode locale (pour s‘éclairer, il faut souvent remuer la tête pour que les piles se touchent et rassembler les fils dénudés), tenue sur le front par un élastique. Entre escalade et spéléologie, nous admirons ce que Dame Nature est capable de créer; stalactites, stalagmites, des milliers de chauves souris. En sueur (c'est super physique !!) nous continuons à suivre notre guide, qui est équipé d'une lampe à pétrole, jusqu'à ce qu'il nous demande brusquement de nous arrêter ; un serpent se trouve à 1.5 mètres de lui (à priori, il s'agirait d'un mamba noir : serpent extrêmement dangereux et agressif). Même avec sa petite lampe à pétrole, je me demande encore comment il a pu apercevoir le serpent. J'ai voulu m'approcher pour le prendre en photo, mais il faisait trop sombre. Je n'ai pas voulu jouer les Indianas Jones. On apercevait simplement son long corps et ses yeux illuminés par le flash. Un autre jour, nous tentons d'aller chercher des bolos traditionnels mais qui s'avèreront également de très mauvaise qualité (j'entends par là, invendable en France). La ville est en fête, malgré la pluie incessante. C'est le jour de l'an et de nombreux pétards explosent à tous les coins de rue. Là-bas, les artifices ne sont pas vraiment contrôlés. On trouve donc des petits pétards qui vous explosent les tympans. Certains ont acheté (ou fabriqué) des gros pots avec une quinzaine d'artifices, tout aussi gros que nos mammouths (imaginez le bruit), qu'ils mettent au milieu de la route (dommage pour les taxi ou autre tricycle qui passent au même moment). Lors d'une des projections, le pot s'est couché par terre et les artifices et autres « fusées » se dirige directement vers les gens, entassés sous les porches des maisons pour assister au spectacle. Il est minuit ! A côté de nous, le propriétairemet en marche sa voiture pour cracher de la fumée. Sans l'éteindre, il démarre aussi son scooter pour en faire de même. Un philippin qui se trouvait à mes côtés, me regarde amusé, admiratif, joyeux… Nous décidons donc d'ajourner notre séjour et de rentrer sur Cebu en remerciant David et son épouse Angelita qui nous ont accueilli chaleureusement (autant ne pas perdre de temps, car mon retour en France est proche). Avec les fêtes de fin d'année, il est trop onéreux de changer de dates pour les billets d'avion et tous les bateaux sont complets. Celeste, mon amie, me propose de pousser jusqu'à Cagayan de Oro (où avait eu l'attentat à la bombe) puisqu'elle connaît du monde (tout se fait par connexion aux Philippines) ; plus de 6 heures de bus nous attendent (très bon exercice pour les fessiers). En chemin, nous croisons de plus en plus de militaires et hommes armés. Malgré les conseils avisés d'Eric, on sent que cela peut assez vite déraper dans le coin…
Arrivé à Cagayan, nous sommes hébergés dans le quartier du port ; autant vous dire qu'il n'y a pas vraiment de blanc par là-bas…et nos hôtes sont très contents de nous recevoir. Notre contact arrive finalement à nous trouver nos billets de retour.
J'en profite pour aller chercher les coordonnées d'un maître de Balintawak à Cagayan, sur Internet.
Après plus d'une heure de recherche et de tentative, je réussi a fixer un rendez en vue de m'entraîner. L'homme est surpris qu'un étranger vienne jusqu'à lui. Ancien champion national de karaté (ce qui signifie à mon avis, « ancien champion national de baston »), âgé d'une soixantaine d'années, il est assez grand, vif et avec de bons bras (ils adorent aussi la musculation). Il me demande d'où je viens et ce que je pratique. Il se souvient alors d'avoir visionné une de mes vidéos sur Youtube avec Nick. Finalement, l'homme est agréablement surpris. Nous passons plus de 4 heures à nous entraîner sans palabrer. A l'image de Nick, il est entier et n'hésite pas à donner tout ce que je peux prendre de lui. Son style de Balintawak est assez court (55 cm). Ils utilisent des bâtons fabriqués en mousse, afin de pouvoir se « toucher ». Je pense avoir trouver un nouveau maître pour compléter mon cursus en Balintawak. Elève de Néné Gaabucayan (école avec le système des groupes, comme avec Nick), mais aussi élève de Bobby Tabimina (sans le système des groupes, mais travail plus à l'intuition), Danny a créé sa propre méthode, qui est dynamique et explosive. C'est certain, j'y retournerai. C'est l'heure de se quitter, puisque nous prenons dans la foulée le bateau pour Cebu. Il appelle un de ses élèves, afin de nous reconduire et me donne un petit présent ; un pocket stick en kamagong… (Même si cela ne coûte pas une fortune, je trouve cela très sympa, puisque c'est probablement la première fois qu'un philippin me fait un cadeau).
A bord du bateau, nous réussissons à récupérer une couchette; on sera un peu serré, mais cela fera l'affaire pour une nuit. C'est un véritable dortoir géant, avec plus de 800 personnes… difficile de dormir comme un loir.
Enfin arrivé à Cebu, il est temps pour moi de faire mes valises, puisque le retour en France est pour demain. Un petit passage chez mon fournisseur pour récupérer 60 bâtons et 40 étuis, chez Nick pour récupérer 40 tee-shirt Balintawak, et quelques cartouches de cigarettes (hé oui il faut bien que je prépare mon prochain voyage…).
Le jour J, accompagné de mon amie et de notre fils (enfin le sien), j'arrive à l'aéroport. Comme à chaque fois, les flics me demandent d'ouvrir ma valise… (Grrrr!!). En ne voyant aucun vêtement, ils me disent que je dois déclarer le contenu de ma valise et de payer les taxes. Je leurs indique que je ne suis pas un professionnel, qu'il s'agit juste d'un hobby et que dans ce cas, je préfère laisser la marchandise à mon amie. L'un d'eux me dit « ok » et je peux passer à l'enregistrement, alors qu'il se dirige vers mon amie pour essayer de lui extorquer quelques billets. Finalement, il n'en sera rien. A l'enregistrement, j'essaie d'être super agréable et de poser un tas de questions à la personne qui enregistre mes bagages, afin qu'elle ne se préoccupe pas des 8 kilos de surcharges…. C'est bon ! Oufff !
Comme toujours, on se quitte avec déchirement, mais ça, c'est un peu plus perso…
Arrivé en France, après une escale à Hong Kong (super aéroport) et y avoir déguster un bon repas japonais, je me prépare à passer cette fois ci la douane française.
Je profite de ma blonde chevelure et ma tête de gentil, pour me placer derrière des gens d'origine étrangère. C'est bon ! C'est bon ! Pas la peine d'appeler SOS racisme, il s'agit juste d'être un peu malin. Finalement, je ne serai pas contrôlé et rentre sur Rouen (via TER, métro, train et bus!). Nous sommes jeudi matin, je suis crevé, il neige, il fait -7 degrés alors que j'ai quitté Cebu avec +39° et je reprends le boulot demain matin à 7h…
Après la France et la Norvège, GM Nick Elizar s'est rendu en Espagne, près de Barcelone, pour diffuser ses connaissances du balintawak auprès de personnes extrêmement motivées et joviales.
L'organisation de ces différents stages ont été rendu possible, grace à Bruno Cancho qui développe les AMP sur le territoire espagnol.
Les stagiaires issus de différents styles philippins (Kalavera, warriors eskrima, dog brothers, inosanto academy...) ont particulièrement appréciés. On a même rencontré un prof français de pencak silat....le monde est petit.
Le Club Doce Pares Norway, encadré par Master Danny, a profité de la présence de GM Nick Elizar en Europe pour organiser un stage de Balintawak à Oslo, du 25 au 29 octobre 2008.
Malgré une fraîche température (surtout pour Nick qui portait bonnet, écharpe, polaire, et deux jeans!!...), le séjour fut très agréable avec une fois encore la rencontre de personnes passionnées et d'une grande hospitalité.
Certains d'entre eux s'étaient déjà initiés, lors d'un séjour aux Philippines, avec GM Nick. Plus de 25 élèves, provenant de différents styles (Doce Pares, Kali Sikaran, Bahala Escrima, Inayan Escrima...) ont suivi le stage du week end et ont finalement décidé de rester s'entraîner pendant trois jours supplémentaires.
Un grand merci à Master Danny , Rodel, William, Wewe et les autres...
Bilan du stage d'Arnis Style Balintawak du 18 et 19 octobre 2008.
D'abord je voulais remercier toutes les personnes qui ont contribuer à l'organisation de ce stage exceptionnel dans notre conté et surtout dans cette belle salle Elodie du Complexe Nelson Mandela à la Plaine Saint Denis.
Au Président Jean Claude Boluda, à Me Béatrice Cadeau, et aux responsables de Mandela sans oublier Mr Dhalenne mon interlocuteur. Un grand merci donc à vous tous.
Ce stage a débuté donc le samedi matin très tôt avant donc l'ouverture des portes à tous les participants qui sont venus de toute la France. Le rendez a commencé par des photos dans les locaux même du complexe Nelson Mandela pour le magasine Art et Combat avec le rédacteur en chef Pierre-Yves Benoliel. Puis après de multiples photos, une interview avec Grand Master Nick Elizar. Un moment sympa de l'écouter parler de sa vie et de son art qu'il affectionne avec humilité. Vivement donc la sortie du magasine...
L'heure approche et les élèves sont là impatient de découvrir ce petit homme qui paye pas de mine. Petite présentation avec son assistant Fabien Jolivel qui est donc son élève et représentant en France. Après quelques mots, ça commence fort, les bâtons claquent avec une gestuelle qui frise la maîtrise de cet art, le Balintawak. Tout le monde se concentre, écoute, épi tout ce qu'ils peuvent. On retient sa respiration. Voilà c'est partie.. On y est. "Le Balintawak", hein.... Un nom un peu barbare pour beaucoup d'entres nous mais en même temps un style bien particulier qui utilise particulièrement un seul bâton et qui tente à une épuration pour un travail martial dans tous les sens du terme. Rien que ça un seul bâton. Grand Master Elizar est vraiment un "little big man" qui respire la simplicité, la générosité, humanité et une maîtrise parfaite de son art qu'il paufine. Bref en travaillant avec lui on se sent emporté et vivre dans l'instant "T" un moment d'extase pour les passionnés des arts martiaux Philippins. Un savoir faire. Rien que ça c'est un plaisir partagé d'échanger des coups qui résultent la qualité technique et gestuelle de ce style particulier. Une raison aussi d'expliquer que c'est un art qui développe comme le fait le Koredas une sensation de créativité et de liberté totale de la non résistance, mais plutôt de correspondre à une écoute permanente de son corps pour mieux apprécier celle de l'autre et ainsi de donner vie à l'art que l'on pratique. Un pur bonheur donc de vivre ces instants de travail. S'adapter, échanger. Le mot d'ordre : une action, une réaction et une sélection.
Si je dois faire allusion au travail du Koredas, je peux vous exprimer les similitudes des principes de travail. Il faut dire que le Koredas a été développé avec le Balintawak ajouté à cela à d'autres systèmes pour un meilleur confort dans l'art martial et les possibilités qu'on peut y découvrir aux adaptations de styles diverses.
Aussi j'espère que pour vous tous ça a été une grande expérience de mettre les mains avec cet artiste et Maître Philippin, Nick Elizar. Un homme vrai, authentique et qui sait ce qu'il fait, de l'Arnis tout simplement.
Merci encore à Fabien, ces assistants, bien sûr Grand Master Nick Elizar et à tous les participants de ce stage qui sont venus de Nantes, Angers, Caen, Lyon, Belgique sans oublier mes élèves de l'association A.S.E.P du groupe Arnis Koredas Obra Mano.
Mes amitiés à tous et à bientôt donc. Mitchell TSIA KING FUNG.
Avec un peu de retard, je reviens sur un évènement important pour notre association et pour certains d'entre nous.
En effet, GMaster Nick Elizar était à Paris les 18 et 19 octobre dernier, pour animer un stage de Balintawak à plus de 65 pratiquants.
Les stagiaires étaient bizarrement, pour la grande majorité, venus de province. Je tiens donc personnellement à les remercier pour avoir fait le déplacement et remercier également les instructeurs qui ont su mobiliser leurs troupes (Thomas, Francq, Olivier, Emmanuel, Mitchell et les autres...).
Un grand merci également à Mitchell Tsia, qui m'a beaucoup aider dans l'organisation de cet évènement, ainsi que pour avoir planifié un interview et prises de photos avec Monsieur Benoliel pour la revue "Arts et combats", qui devrait publier prochainnement un article sur GM Nick Elizar.
L'enregistrement de DVD avec Indep Prod est également programmé.
Je vais donc laisser le soin aux différents stagiaires de venir déposer quelques mots sur leurs impressions et ressenti.
Pour la première fois, nous avons décidé d'organiser un « stage été », pendant un petit week-end du mois d'août.
Certains élèves de notre club de kali et d'autres du club de Boxe Française de Rodolphe (qui est aussi un de mes élèves en kali) ont répondu présents, pour se retrouver le week-end du 2 & 3 août 2008. Nous étions 18 au total.
Le rendez vous était fixé à 6h15 au dojo de Rouen, pour ensuite nous diriger dans l'Eure, lieu du stage. Les consignes étaient de prendre de vieux vêtements pour un « stage extérieur », ainsi qu'un duvet pour dormir dans la grange de Rodolphe.
J'arrive donc au dojo, habillé d'un bleu de travail et salue tout le monde qui s'amuse à me voir habillé de la sorte. Je prends les numéros de téléphones à appeler en cas d'accident et les regards s'interrogent…
Arrivés en pleine campagne sous la pluie normande, au beau milieu des champs et de la forêt, les présentations entre les pratiquants de kali et les boxeurs se font rapides avant que Rodolphe emmène tout ce petit monde pour un petit footing matinal. Au retour et de passage près des voitures, nous prenons les gants et paos, pour une séance de 2h de boxe française sous la houlette de Rodolphe. Celle ci se termine par quelques assauts et une bonne séance de frappes aux paos.
Nous leur annonçons maintenant que la grange est inexistante et que le stage se déroulera sur une petite île peu entretenue où nous avions pris le soin quelques jours auparavant d'aménager une petite place centrale, entre ronces et orties.
Pour y accéder, deux poutres métalliques et l'espoir que personne ne tombe à l'eau. Nous y transportons les 300kg de paille laissée à l'entrée, afin de préparer notre literie. Tout le monde s'affaire avec étonnement et bonne humeur.
Un petit café pour tous avant de retourner dans un champ voisin pour 2h de kali (toujours sous la pluie). Les boxeurs font connaissances avec cette discipline, où l'on peut tirer les cheveux, mordre, déchirer les lèvres… (Mais ils sont fous ces philippins !!!).
L'heure du déjeuner arrive enfin… Chacun va chercher sa gamelle, mais s'aperçoit rapidement que le repas sera constitué simplement d'un œuf dur, une tomate et d'un riz froid gluant. Heureusement, la pluie cesse pour laisser place à quelques rayons de soleil.
A peine le temps de digérer, nous repartons pour 2h de mano-mano et un peu de sol.
Après une petite collation, nous annonçons la prochaine séance : frappe aux pneus avec bâton…
Des pneus sont fixés sur les troncs d'arbres et par groupes de 4 personnes, les frappes et enchaînements se succèdentpendant 1h. Les grimaces et quelques étranges expirations accompagnent les frappes sur les pneus. Au final, quelques ampoules pour certains et des mains un peu plus ensanglantées pour d'autres, alors que les pneus ont à peine chauffé.
Un break bien mérité et l'annonce de la prochaine séance… (Et là on se fait traiter de « tarés »…ils ne sont vraiment pas reconnaissants ; nous qui nous efforçons à leur trouver de belles activités…hihihi !!!).
L'épreuve suivante pourrait s'appeler à Kho Lanta, « l'épreuve de confort »…
Par binôme, un parcours nautique est a effectuer dans l'eau (l'Eure) avec 3 A/R, dont un retour contre le courant particulièrement puissant et 3 ateliers de 30 secondes chacun lors du retour sur l'île (frappe au pneu, poing, puis kick/genoux/coudes pour le dernier). Ce parcours est chronométré et le binôme effectuant le meilleur temps aura le privilège de manger chaud, avec un bon steak grillé, tandis que les autres n'auront que du riz froid ; là, quant il s'agit de bouffe, ils sont tous motivés.
Dès le premier tour, les visages sont déjà marqués. Rodolphe les attend de pieds fermes pour les ateliers où il n'hésite pas à donner de la voix pour les motiver. Lors du 3ème et dernier tour, les jambes sont lourdes et les coups moins précis. Rodolphe se prendra un magnifique coup de genou en pleine tête, mais se robuste gaillard dont les avant-bras sont gros comme mes cuisses se remet de suite en position, encore un peu sonné, pour finir la séance.
Tous sont épuisés, mais contents de s'être donné au maximum.
Les calculs sont faits et les scores tombent. On commence par les derniers qui sont ovationnés. Reste les 2 premières équipes, avec un petit esprit de compétition puisse l'une est constituée de boxeurs et l'autre d'eskrimadors.
Les eskrimadors gagnent de 17 secondes !!! (20min33s contre 20min50s) …Bravo Mickaël et Arnaud !!
Le classement permettra aux premiers de choisir leur tour de garde d'une heure, pour garder un bon feu jusqu'au lendemain matin.
Tout le monde est ravi et se rapproche près du feu.
Je me dirige vers Martial, pour lui indiquer qu'il enchaîne avec un passage de grade ; là, il a le moral dans les chaussettes le père…et me maudit (Martial est un passionné, qui s'entraîne avec moi depuis plus de 4 ans, participe à différents stages, dont notre premier voyage passé aux Philippines pour nous entraîner avec GM Elizar. Il s'implique activement au sein de notre association et est devenu mon assistant au sein du club).
Le temps pour lui de se changer et de récupérer un peu, nous nous dirigeons accompagnés de Cyril (un autre de mes élèves avancés ; certainement l'un des plus doué) dans un coin de forêt pour être au calme.
Après avoir présenté tout le programme technique en Balintawak avec Cyril, je passe avec lui pour quelques assauts au bâton puis en anglaise. Les bâtons claquent sur les cuisses, le buste et les avant-bras. Le souffle court, après quelques minutes, je le laisse respirer quelques secondes avant de remettre cela de plus belle. Même si le bâton en rotin est entouré d'une fine épaisseur de mousse, les coups portés laissent de bonnes marques sur ses bras et ses jambes.
Nous passons ensuite à quelques assauts d'anglaise. Je lui mets un casque sur la tête et c'est parti… 1,2…1,2,3…les coups fusent et je le bouscule à nouveau. Avec quelques coups bien placés et la fatigue d'une journée déjà éprouvante, son souffle est coupé. Il n'a plus de garde. Je le «booste» un peu plus et l'invite à venir me plier, sans que je me protège. Il enchaîne et malgré tous ses efforts, c'est lui qui demande d'arrêter…Il est mort, l'air hagard…
A peine les gants et le casque retirés, je lui indique (non sans être ému, mais heureusement pour moi, il ne s'en est pas rendu compte) qu'il est désormais instructeur de Balintawak et validé par GM Nick Elizar. Il auradu faire preuve de courage et de force mentale, malgré une journée déjà très épuisante (photo1 ; Fabien à gauche, Martial au centre et Cyril à droite).
Félicitations Martial, tu l'as mérité.
De retour au campement, nous passons à table, assis sur des troncs d'arbres ou des pneus en guise de chaises, pour déguster notre riz froid…sous les yeux amusés des vainqueurs qui savourent leur steak grillé.
Les premiers vont se coucher, tandis que d'autres plus gourmands, grillent quelques bananes remplies de chocolat… (Hummm trop bon !!).
A 1h du matin, Rodolphe et moi même, qui étions couchés sur la paille, furent réveillés par 2 boxeurs (Cédric et Benoît) qui nous ont mis leur lampe torche en peine tête pour nous dire que leur tour de garde s'était très bien passé et qu'ils vont désormais se coucher… (les bougres !!!).
Mais ils ne se doutaient pas que 25 minutes plus tard, nous allions tous les réveiller pour aller faire une petite marche de nuit…(hihihi !!!).
1 heure plus tard, tous retournent sagement se coucher tandis que 2 enchaînent avec leur garde.
A 6h du matin, c'est à notre tour d'être réveiller pour nous occuper du feu et préparer le petit déjeuner…pensaient ils..(hihihi !!!). Nous prenons tous les 2 un petit café dans le calme, avant que Rodolphe, se mette à gueuler « REVEIL !!! », tout en agitant les quelques tentes avec sa légendaire délicatesse.
Les douleurs sont présentent et les corps ont du mal à se déplier.
Nous partons pour 30 minutes de Taï Chï avec Thomas, avant de prendre cette fois ci un bon petit déjeuner (nous avions prévu initialement de rester au riz froid).
Le temps de se brosser les dents et c'est reparti pour une séance de 2h avec Rodolphe en boxe française. La fin de séance aux paos fût très bénéfique pour se dégager les poumons.
Il est 10h et nous leur indiquons qu'il ne reste qu'une seule séance, en groupe cette fois ci ; se mettre à l'eau et descendre l'Eure pendant une petite heure.
A peine arrivé dans l'eau très très fraîche, nous (Rodolphe et moi même) sentons des regards complices… Ils essaient de nous faire boire la tasse, mais arrivons avant cela, à en « tarter » quelques uns. Malgré leur hésitation, nous finirons tout de même sous l'eau…
Nous voilà donc parti pour une descente de rivière très vivifiante, mais au combien agréable.
De retour au campement en petit footing, tout le monde s'affaire à se changer avant de ranger le camp et de passer enfin à table, avec un bon barbecue.
Il est aux alentours de 15h et nous rentrons enfin.
Tout le monde est littéralement crevé, mais très content d'avoir passé ce week-end ensemble, de s'être dépassé dans une ambiance très conviviale.
Le « Club Normand Kali Escrima » animé par Fabien Jolivel, en partenariat avec le club « A.S.E.P.Arnis Koredas Obra Mano » animé par Mitchell Tsia, vous proposent un stage exceptionnel avec la venue du Grand Master Nick Elizar de l'école Balintawak, les 18 et 19 octobre 2008 .
En effet, GM Nick Elizar sortira pour la deuxième fois seulement des Philippines et viendra pour la toute première fois en Europe…
Vous n'aurez donc pas à vous déplacer jusqu'aux Philippines pour suivre son enseignement tant apprécié.
Ce stage, sera accessible à toutes et à tous, quelque soit le niveau et le style pratiqué.
Dimanche 19 octobre 2008 : de 10h à 12h et de 14h à 17h
(Soit 10 heures de stages)
Tarifs :
Si inscription avant le 01.10.2008 : 1 jour = 35€ ; 2 jours = 50€
Si inscription après le 01.10.2008 : 1 jour = 40€ ; 2 jours = 60€
Lors de la venue de GM Nick Elizar, différents stages sont prévus en Europe ; France, Angleterre, Belgique, Allemagne et Espagne (entre octobre et novembre).
Possibilités d'intervenir en semaine au sein de vos clubs ou pour des cours semi privés.
Pour effectuer votre inscription ou si vous souhaitez plus d'informations sur les dates et lieux des différents stages, contacter Fabien Jolivel (fabienjolivel@hotmail.fr ou 06.67.15.98.92).
Les combats de coqs permettent à bon nombre de Philippins, d'espérer de gagner de coquettes sommes d'argent. C'est un lieu où les femmes ne sont pas interdites, mais où elles se font rares néanmoins (elles restent souvent à proximité de l'aire de combat où se sont installés quelques vendeurs de boissons ou de bananes séchées). Sur l'île de Malapascua, l'aire de combat se situe en dehors du centre du village. Chaque dimanche après midi, c'est le même rituel: tous ces gens qui partent avec leurs coqs sous le bras et qui espèrent améliorer leur quotidien. Toutes les classes sociales sont touchées par les combats de coqs. Il existe même de riches propriétaires, ayant fait fortune; certains d'entre eux possèdent des fermes avec des milliers de coqs!!. Les propriétaires s'agenouillent en cercle avec leurs coqs entre les jambes (1ère photo). Il faut maintenant trouver quel sera l'adversaire. Les coqs passent de main en main afin de définir leur poids, leur vitalité et donc leur force. Une fois le "partenaire" trouvé et l'accord des 2 propriétaires, les traits du visage se tirent, la tension est palpable. Il est temps d'équiper le coq de son arme: une lame de 6 ou 7 cm et extrêmement bien aiguisée. Un spécialiste effectue un bandage minutieux comme on le ferait pour un boxeur, afin que le coq ne se coupe pas lui même les pattes durant le combat (2ème photo). Les propriétaires se dirigent vers l'aire de combat pour y attendre "leur" tour. Une fois au milieu, ils présentent leurs coqs à l'assemblée afin de motiver les parieurs. Les juges officiels s'assurent que la cote des 2 coqs est identique. Dans le cas contraire ils demandent à des parieurs de miser sur le coq dont la cote est la plus faible. Si la cote est disproportionnée, il arrive que le propriétaire ayant la cote la plus faible se retire avec son coq sous le bras, sous les huées du public.
Les deux propriétaires présentent l'un en face de l'autre leurs coqs, afin de recevoir quelques violents coups de bec pour faire monter les paris et surtour pour exciter les bêtes. Les juges ouvrent alors les paris et là, c'est le gros bordel!...les gens crient, hurlent, gesticulent, agitent leurs bras dans tous les sens afin de trouver d'autres parieurs prêts à relever leurs mises. Les gestes sont incompréhensibles; pour annoncer une mise d'une centaine de pesos, les doigts sont positionnés à l'horizontal. Pour une mise d'un millier de pesos, ils sont mis à la vertical vers le haut ou vers le bas. Les places se font chères et j'arrive à placer un pied sur un tronc d'arbre, un autre sur un morceau de caisse de bière et je m'accroche au fil électrique qui se présente juste au dessus de ma tête...(ça aussi c'est du sport!).
Puis le combat commence. Les coqs se ruent l'un sur l'autre en essayant de porter de violents coups de becs. Au bout de plusieurs minutes et toujours sous les "encouragements" des parieurs et propriétaires, l'un des 2 ne semble plus tenir sur ses pattes (peut être s'est il fait couper...). Le juge attrape les 2 coqs, les secoue un peu pour leur "demander" d'être un peu plus actif et les replace au centre de l'aire de combat. Le coq ne semble même plus se défendre...le juge les rattrape à nouveau en les présentant l'un en face de l'autre pour vérifier leur vitalité. C'est bon!! ils essaient tous les 2 de se foutre de violents coups de becs sur le crâne. Il les place à nouveau au centre et le coq qui semblait mal en point se projète avec probablement un dernier souffle d'espoir et arrive néanmoins à éventrer son adversaire. A la surprise général, il est proclamé vainqueur. Les dettes se règlent et les billets passent de main en main. Le coq victorieux est félicité et dorloté par son propriétaire et sera chouchouté jusqu'à la prochaine fois, tandis que l'autre coq éventré fini à la marmite... (ne me demandez pas quel était le gôut, car je n'ai pas osé essayer).
Bonjour, Revenus de Manille depuis peu, nous profitons de notre retour sur Cebu, pour aller nous faire masser. Pas d'idées déplacées s'il vous plait, ici on va se faire masser seul ou en couple, comme on irait chez le coiffeurs. D'ailleurs, une petite affiche rappelle que le massage prendra fin dès qu'il y aura des gestes déplacés... Je décide donc de me faire masser (tout de même par une femme!!); massage d'une heure a l'huile de coco. Super agréable… Ils reviennent nous réveiller car nous nous sommes assoupis pendant près de 30 minutes. Nous passons saluer Nick Elizar à son travail et j'apprends que son fils Norman ne pourra pas m'accompagner à Malapascua pour s'entraîner car il a trouvé un boulot pour quelques temps. Egoïstement, ça me fait chier, mais suis tout de même content pour lui. Le lendemain, après quelques achats, nous retournons nous faire masser (on y prend goût et surtout à 130 pesos l'heure). Thaïlandais cette fois ci et par un homme. Il me demande « hard or soft? »....Hard biensur! Je ne suis pas une gonzesse et vu son petit gabarit... J'ai très vite déchanté!!!! J'ai pris connaissance de certains muscles dont j'ignorais auparavant! Mais au final, très bon massage et l'impression de ressortir prêt pour recommencer une nouvelle journée... Le 8 au matin, nous partons pour l'île de Malapascua (1ère photo) pour y passer quelques jours, notamment pour la fiesta qui y est organisée entre le 10 et le 12 mai. Arrivés en début d'après midi, je décide de passer voir mon voisin, un américain, qui a ouvert un club de plongée depuis 3 ans (la petite île de Malapascua compte au moins 6 clubs de plongée et est très connue pour une espèce de requin en voie de disparition et de ses raies mantas). Le rendez vous est pris pour le lendemain à 4h30 du matin pour espérer voir les requins. Je fus réveillé bien avant par une très forte pluie. Le départ est reporté à 6h du matin, car les conditions sont trop mauvaises (d'ailleurs, même les coqs se taisent; ce qui est très rare et donc signe de mauvais temps). A 6h les coqs reprennent leurs vocalisent et nous partons pour notre plongée (je suis actuellement « open water » et n'ai que 5 plongées à mon actif; c'est un peu juste pour aller sur le spot des requins, puisque la descente est prévu à plus de 20 mètres. Mais bon...). Deux autres plongeurs confirmés sont de la partie (un autrichien et une suissesse) avec notre instructeur philippin «jonjon». Je serai donc en binôme avec l'instructeur philippin. La mer est assez bonne et je m'équipe calmement; il est maintenant temps de sauter.... plouf!.... et là! Le rythme cardiaque s'accélère considérablement... Je mets un certain temps avant de descendre, afin de reprendre mon souffle....
C'est parti, je fais signe de la main que tout est ok et nous descendons doucement. Des poissons de différents gabarits m'entourent, mais je m'affaire à descendre mon rythme cardiaque qui est trop élevé à mon goût (de plus j'utilise bien plus vite mon oxygène que les autres plongeurs). Mon binôme me demande régulièrement si tout va bien. Nous sommes à 24 mètres de profondeur et il me fait signe de regarder sur ma droite... ho putain!! Un requin!!! Nous sommes à genoux sur le sol et devons rester immobile... il se présente face à nous puis effectue quelques cercles avant de disparaître. Là, à ce moment, on se trouve particulièrement petit (et ce n'est pas encore le requin blanc !!). Il mesure aux alentours de 4,5 mètres (2,5 mètres pour le corps et 2 mètres pour la queue qui est spécifique à cette espèce de requin). Nous restons sur place en prenons le temps d'admirer les autres espèces de poissons qui viennent prêt de nous sans avoir l'impression de nous craindre... Puis le requin revient à nouveau, avec ses yeux noirs, bien ronds et semblent se demander quelle est cette espèce de poisson avec des bouteilles sur le dos et qui font de bulles... il se présente face a nous, puis face a moi... Putain!! C'est impressionnant!.... il se trouve à 3 mètres de moi et je regarde discrètement mon instructeur pour savoir si je dois dégager ou pas... Puis le requin passe au dessus de moi, je ne l'ai plus en vue... Avant de me retourner, je regarde discrètement mon instructeur sur ma gauche et un autre plongeur sur ma droite. Il nous reste un peu d'oxygène pour essayer de le retrouver, mais en vain, il a bien disparu... De retour à la surface, après plus de 45 minutes de plongée, les deux autres plongeurs savourent cet instant (en tant que plongeurs confirmés, ils savent le savourer à sa juste valeur). Moi je remonte content d'avoir vu un requin d'aussi près ; c'était très impressionnant, mais je n'ai pas encore le niveau pour le savourer à sa juste valeur. L'instructeur ainsi que l'équipage du bateau que je connais aussi, me disent être chanceux d'avoir pu voir ce requin en une seule tentative sur ce spot, car le requin n'est pas toujours au rendez vous, et pas toujours aussi près. Je rentre prendre un bon repas et me prépare pour une seconde plongée pour le spot des mantas raies à 13h30. Cette fois ci la mer est plus agitée et chance pour moi, je suis le seul à plonger avec mon instructeur « jonjon ». Une fois à l'eau, je mets encore un certain temps avant de décider de descendre, car mon rythme cardiaque s'est considérablement accélèré, notamment avec les grosses vagues. Je fais signe de la main et nous commençons à descendre. A peine 2 minutes passées sous l'eau, il attire mon attention vers le fonds. HO PUTAIN!!!........... Une raie manta!!!....je ne m'attendais vraiment pas à ça! C'est énorme, majestueux, noir et blanc, avec sa bouche grande ouverte à la recherche de planctons.... ENORME... elle se trouve à une certaine distance, peut être 15 mètres. Elle mesure 4 a5 mètres de large et bien plus de long... Elle disparaît et nous en profitons pour descendre à 10 mètres seulement pour rester en position statique. Nous la reverrons à deux reprises, puis il est temps de remonter. Arrivés à la surface, des hommes de l'équipage m'aident à retirer mon équipement et avant de donner mon masque, je jette un coup d'oeil sous l'eau .... La raie manta est de nouveau là et je fais signe à un des membres de l'équipage qui s'empresse de pendre un masque et de plongée (rare est l'occasion pour lui d'en apercevoir puisqu'il n'est pas encore plongeur). Il est ravi et moi AUSSI... superbe plongée, j'ai vraiment été très chanceux pour ces deux plongées. Le retour est assez dur avec cette mer agitée et j'ai un peu mal au coeur (rien que de m'en rappeler, j'ai mal à la tête). Le 9 au soir, un concours de chant est organisé sur le terrain de basket du village, qui sert aussi pour les bals et toutes autres manifestations. Plus de 25 candidats se présentent; en effet le vainqueur peut remporter 5.000 pesos (une belle somme puisque le salaire d'un ouvrier non qualifié est de 4.000 ou 5.000 pesos). La qualité des chanteurs est surprenante et en connaisseurs, les spectateurs se régalent dès que la voix monte dans les aigus. Malheureusement, la qualité acoustique est tout autre, malgré du très gros matériel auprès duquel les jeunes restent assis durant toute la soirée (bonjour les oreilles!!!). Tous les candidats sont passés et les résultats tombent avec les applaudissements des spectateurs, après avoir remercier (au moins 5 fois de suite) tous les sponsors en les énumérant et en réveillant la somme que chacun a donnée. Le soir, le sommeil est assez difficile à trouver, malgré la fatigue des 2 plongées. J'ai de nouveau mal à la tête dès que je ferme les yeux (et dire que l'instructeur « jonjon » fait ça tous les jours et jusqu'à 3 plongées par jour.... L'organisme est très sollicité). Nous avons des invités qui arrivent au fur et a mesure pour passer quelques jours pour la fiesta. Et comme toute fête aux Philippines, ça promet d'être arrosé! En effet, au fil de la journée, des bouteilles vide (of course!) de rhum, bière et autres s'entassent sur le sol. La nuit, les places sur un petit matelas se font rares (nous n'avons pas de lit et dormons à même le sol sur une petite mousse). Certains finiront sur le carrelage qui garde la fraîcheur (car nous n'avons l'électricité que de 18h à 23 ou 24h au mieux) ou même sur une chaise pour l'un d'entre eux; mais ils ont l'habitude. Le lendemain sera autant arrosé avec bien évidemment beaucoup à manger (c'est ça la fête; boire et beaucoup manger, être en famille et entre amis). Le lendemain matin, il est temps pour nous de partir pour Cebu, si je veux m'entraîner un peu. Le retour sur l'île principale (normalement à 30 minutes de bateau) prendra plus d' 1 heure. En effet, mon ami Eric m'avait averti qu'un typhon arrivait sur les Philippines. Arrivés trempés de la tête aux pieds, nous passons chez des amis pour prendre une douche et nous changer, avant de prendre le bus pour cebu. Après tout cela, un bon petit massage nous fera le plus grand bien, avant de nous endormir. Le lendemain, je passe au club du Doce Pares pour y trouver GM Diony Canete et prendre un peu de matériel. Il me prensente un GMaster du style San Miguel que j'avais déjà vu sur des vidéos sur youtube (GM Kano Canete). Puis je pars pour l'autre club de Doce Pares, celui du GM Cacoy, connu pour ses nombreux combats (plus de 100 combats au bâton, sans protection et en ayant signé au préalable une décharge afin de ne pas aller en prison si jamais il tuait son adversaire durant le combat). C'est une légende. Il m'explique avec beaucoup de passion son parcours, ses différentes rencontres et surtout ses différents combats, notamment contre des membres du balintawak, puisque j'ai pris le « risque » de me présenter en tant que tel. Il est plein d'humour. Je m'entraîne avec l'instructeur principal. De petite corpulence, il est néanmoins bien costaud. Il me montre quelques bases et nous pouvons commencer à jouer. Ce n'est pas du tout le même travail qu'en balintawak, mais j'essaie de ne pas être ridicule. Le travail est très accès sur la courte distance et les clés de type aïkido. Mon partenaire va très vite. Le tee shirt est bien trempé et GM Cacoy m'invite à venir le lendemain matin pour m'entraîner pendant son cours. J'ai du mal comprendre, car le vieil homme à tout de même 89 ans et marche difficilement. J'arrive dans la ruelle, passe sous l'enseigne du club, qui se fait vielle (quelques lettres ont disparu). Le cours commence avec mon instructeur de la veille avec qui je revois mon travail, puis je passe avec un autre élève. GMaster Cacoy arrive en baskets, avec la tenue de l'école et l'ordre est donné de saluer le maître. Il donne ses consignes et nous retournons nous entraîner. Soudain il se lève doucement et s'échauffe dans le vide au double bâton. Puis il appelle mon partenaire (qui est son assistant) et effectue un travail libre au simple bâton avec un nombre incroyable de clés et de projections. Bien que le travail se fasse statique, il ne fait pas de cadeaux à son assistant qui fini très souvent au sol. GM Cacoy rigole en enchaînant les techniques; c'est incroyable! Puis, après 10 bonnes minutes, il repart s'asseoir avec l'aide de son assistant. Puis nous reprenons notre travail. Il interviendra 3 fois de la sorte. Nous reprenons notre entraînement (beaucoup de sparring) et un élève anglais blesse à l'oeil son partenaire. Ils s'arrêtent et malgré les excuses de l'anglais, j'ai cru apercevoir GM Cacoy faire signe à mon partenaire de « régler » le petit problème. Ce dernier après 1 ou 2 minutes demande à l'anglais de « jouer » et le rythme s'accélère considérablement; l'anglais fini avec beaucoup de marques sur les bras et probablement quelques bosses sur le crâne et les mains. John John (l'assistant de GM Cacoy) revient s'asseoir près de moi et je lui dis avec un petit sourire « tu as vengé ton partenaire? »... non me dit il avec un petit sourire... Mais l'entraînement reprend sans autre tension. Je passe avec d'autres philippins qui essaie toujours au départ de vous mettre une taule. Le respect s'obtient par la sueur, le bon état d'esprit et surtout si vous avez réussi à les mettre en difficulté ou au moins essaye de les contrer. L'entraînement prend fin et j'effectue quelques photos avec Gm Cacoy et ses élèves (2ème photo avec GM Cacoy et John John). J'y retourne ce soir pour 3 heures d'entraînement. Demain je vais essayer de m'entraîner avec Nick Elizar en balintawak, car mon retour est proche (samedi après midi). Je mettrais quelques photos et vidéos de mes différentes rencontres et entraînements sur mon blog. En attendant, portez vous bien. ….
Me voici revenu en Normandie, après avoir quitté les 35 degrés de Cebu, pour retrouver que 9 degrés à l ‘aéroport de Paris le dimanche 18 mai au matin.
Ma première semaine de travail est particulièrement difficile, mais j'ai déjà le projet d'y retourner et la possibilité de faire venir GMaster Nick Elizar en France et pour une tournée Européenne pour la fin d'année.